Bénédictines de Sainte Bathilde

4 août : Ne pas thésauriser

dimanche 4 août 2013

Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Jésus lui répondit : « Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? »
Puis, s’adressant à la foule : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d’un homme, fût-il dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses. »

« Etre riche ». C’est autour de ces deux mots que tournent tout le passage et la parabole qu’il contient. D’abord il y a « Être ». Pour l’homme qui introduit sa requête « Être » c’est posséder. C’est rentrer en possession de son héritage. C’est obtenir une justice telle qu’il la voit. Pour Jésus cette âpreté au gain n’est pas « Être » car ce n’est pas source de vie. Pour l’homme « Être » c’est « Être riche », pour Jésus être c’est la vie et la vie n’est pas liée aux richesses. La vie c’est autre chose.

Puis vient la parabole. Voici un homme qui pense « Être » en plénitude parce qu’il est riche et qu’il pourra, petit clin d’œil à notre temps, consommer tout ce qui de son temps est désirable. Il aura l’impression de vivre. Peut être mais ce ne sera qu’une impression car voici qu’à sa porte surgit la mort. Qu’aura-t-il de l’autre côté ? Pour Jésus cet homme est pauvre parce que son trésor est aussi éphémère que sa vie sur terre. Royant amasser, l’homme a vidé « ses réserves en vue de Dieu. Pour Jésus « Être » c’est avoir tout donné et ainsi posséder un viatique pour la vie éternelle.

Songeons à la Petite Thérèse et disons avec elle : « Aimer c’est avoir tout donné et se donner soi même Heureux celui qui n’a rien gardé pour soi car il possèdera la vie éternelle.

 
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