Bénédictines de Sainte Bathilde

"Ave Maria !"

jeudi 15 août 2013

Ave, Ave, Ave Maria !

Comme des enfants chantent leur joie et acclament qui est aimé, ou appellent qui est désirée, glissons-nous simplement dans le chant universel qui monte de la terre pour toucher le ciel !

Que notre cœur se mette maintenant en habits de fête avec tous les chrétiens qui se tournent vers Marie pour entrer dans le Mystère de Dieu, pour plonger dans le cœur de la Promesse : être avec Dieu maintenant et toujours !

Quelque que soient les mots, la langue, quelque soit l’état de notre cœur,
- c’est l’heure de lever les yeux vers les réalités invisibles,
- c’est l’heure de régler notre vie sur l’éternelle joie promise,
- c’est l’heure de nous réveiller à l’insaisissable présence de Dieu,
- c’est l’heure de nous vider de nous-mêmes pour être remplis de son éternel amour qui fait participer à sa vie divine !

Avec le Christ, c’est l’heure d’accueillir Marie dans la gloire du Père, dans le Magnificat couronné de tous les fiat qui jalonnent la vie de tous les hommes, femmes et enfants de bonne volonté à la suite de ceux que Marie a vécus dans l’obéissance de la foi.

Chanter la Vierge, c’est résolument nous glisser sous son manteau pour recevoir par elle, la saveur de la vie, de l’amour qui vient de son Fils et qui l’a fait courir en hâte vers sa cousine Elisabeth.

Bartimée a eu besoin de jeter son manteau pour courir à la voix de Jésus, Marie, elle a ramassé l’humanité sous son manteau pour se présenter à son Fils en bonne Mère qui ne peut accourir sans tous les siens !
S’il en manquait un seul, un seul enfant… une seule brebis perdue, alors la fête ne serait pas à son comble et le ciel ne pourrait se réjouir comme l’affirme Jésus : «  plus de joie au ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour les 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion ! »

Rien à faire d’autre que de nous glisser sous le manteau de Marie et d’y glisser tous nos proches, ceux que nous aimons, là c’est facile, mais aussi ceux que nous n’aimons pas assez, et encore et surtout, ceux que nous n’aimons pas, voire pas du tout !

Le ciel s’ouvre, le Manteau dont Marie est revêtue, son manteau de Gloire n’est autre que le tablier de service du Fils, lui-même couronné de gloire pour avoir déposé son vêtement, déposé sa vie !

A nous de déposer nos habits de pécheurs pour revêtir le Christ

... pour être enveloppés
du manteau de l’innocence retrouvée,
du manteau de la fraternité sauvée,
du manteau de la confiance éprouvée !

 
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