Bénédictines de Sainte Bathilde

Billet du jour : Avec saint Joseph !

lundi 1er mai 2017

1er mai ! Fête du travail et saint Joseph, patron des travailleurs ! Alors la liturgie offre deux possibilités, la poursuite du cursus ou un texte propre à saint Joseph... Petit exercice de croiser les deux !

Après la multiplication des pains, la foule semble avoir changé. Jésus est passé sur l’autre rive sans barque, en marchant sur les eaux, qui a pu suivre ?
Personne !
La foule cherche et même rechercher Jésus... pas pour un motif très clair que Jésus met au jour : "Vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés."

Qui cherchons-nous et pourquoi ? Question que se posent les habitants de Nazareth à la vue de ce que Jésus fait. Qui est cet homme ?

Jésus est dans l’œuvre du Père. Ses reproches, ses paroles vont droit au cœur de ceux qui l’écoute : "Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle." A Nazareth, il s’éloigne et n’insiste pas. Et le texte s’arrête là, pas d’autre rive.

Totale plongée pour aller rejoindre l’autre rive avec saint Jean ! Le pain qui a rassasié la foule était signe de la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, et non ce pain substantiel qui rassit et ne rassasie qu’un moment. Jésus fait passer du pain quotidien au signe, de la nourriture que se perd à la nourriture qui se garde, d’une rive à l’autre, de la rive de non-connaître à la rive de la foi !

Dans quelle barque sommes-nous ? Sommes-nous à marcher sur l’eau, tremblant de peur et criant vers Jésus, encore sur la rive ou tournant le dos à l’inconnu de la foi, à la peur de la confiance, à l’épreuve du choix, à l’aveuglement des disciples d’Emmaüs ? Sommes-nous rivés sur notre savoir, parce que du "pays" ?

Où sommes-nous aujourd’hui ? Car c’est là où nous sommes que le Christ nous tend la perche, sa parole de vie qui ouvre un chemin, jusque dans les enfers de nos vies, jusque dans les recoins de nos déceptions, jusque dans les larmes de nos blessures. Il est là et nous interroge : L’œuvre du jour est de croire le Fils Vivant, ressuscité qui œuvre pour le Royaume, il apporter l’Esprit dans nos vies défigurées, réconciliées, lumineuses de la joie pascale. Il nous remonte au Père, tous !

Son filet est jeté,
car finalement pour passer sur l’autre rive,
le moyen le plus sûr n’est-il pas le filet que le Fils jette ?
Jetons le filet qu’il nous confie !

 
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