Bénédictines de Sainte Bathilde

Billet du jour : Conversion écolo !

samedi 24 octobre 2020

Jésus, le Patron des écolos ? Pour faire comprendre l’urgence de la conversion, voilà une parabole pleine d’humour, écoutons !

Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : ’Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? ’
Mais le vigneron lui répondit : ’Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. ’ »


Une nouvelle parabole pour illustrer une question qui fait scandale : "ces dix-huit personnes mortes écrasées par l’effondrement d’une tour, étaient-elles plus coupables ? Non, si vous ne vous convertissez pas.... !" dit Jésus.

Bien compliqué à mettre ensemble, sur le plan humain :
Comparer la mort incompréhensible de personnes à un figuier qui ne porte pas de fruit ! Une fois encore, Jésus déplace les questionneurs, de la tête au cœur, du raisonnement à l’esprit, de la vie à l’essentiel de la vie, au sens de la vie, au secret de la vie.

Il appelle à porter du fruit par la conversion, à l’urgence de la conversion, et cette urgence prend du temps, pas moins de quatre ans !

La mort accidentelle et donc scandaleuse n’a pas de sens, et Jésus ne lui en donne pas. Il ne peut mettre du sens là où il n’y en a pas ; mais il peut convoquer à changer, à inverser le rapport à la vie, à lui donner sens pour qu’elle porte du fruit.
Il trace un chemin nouveau qui commence maintenant pour porter du fruit en temps voulu, après trois ans d’attente, encore un an pour le figuier bien soigné d’un coup de bêche et de bon fumier !

Qui va bêcher notre arbre de vie ? Quel fumier mettre en abondance ? Qui saura en prendre soin un an durant ?

Ne cherchons pas très loin, chacun peut donner un coup de bêche, et demander à son plus proche de l’aider... Quant au fumier, la Parole, une parole, une présence qui interroge, un regard qui relève, un geste qui encourage, un silence de connivence, sont tout à fait de mise pour le jour nouveau qui commence !

"Mon fumier, c’est toi !"
m’a dit, un jour une amie à quelques jours de sa mort.
Nous avons bien ri de connivence, de malice et de joie !

 
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