Bénédictines de Sainte Bathilde

Billet du jour : Ivraie et bon grain ensemble !

dimanche 20 juillet 2014

"Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient l’ivraie ?" il leur dit : "C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui dirent : ’Alors, veux-tu que nous allions l’enlever ?’ Il répond :
’Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps ! Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier.’"


Admirable pédagogie de croissance et d’espérance ! Jésus demande que l’ivraie semée par l’ennemi ne fasse pas plus de dégât que de pousser, là où elle a été semée. En fait, l’ivraie n’a qu’une faible capacité de croissance, celle semée. En l’arrachant, cette capacité serait multipliée par le risque d’arracher plus...

Ne sommes-nous pas invités à consentir à l’ivraie dans nos vies, semée par l’ennemi ?
- consentir non par faiblesse, mais consentir par sagesse,
- consentir non par démission, mais consentir par bon sens évangélique
- consentir non par compromission, mais consentir par humilité

Jésus défriche un nouveau chemin, celui du consentement à l’ivraie mélangée au bon grain, à la présence de l’ennemi qui oeuvre, mais qui sera lié au temps de la moisson.

Il défriche un sentier de vie escarpé, réaliste, enthousiasmant parce qu’il trace une voie sans repli sur soi, sans volonté forcenée, sans violence excitée, sans découragement épuisant : il propose la patience de la moisson qui vient, la constance du bon grain qui porte en lui son fruit, l’humilité de l’acceptation de n’être pas que bon grain jeté en terre !

Trois images à la clé :
Bon grain, graine de moutarde, levain dans la pâte,
pour un consentement au goût de l’enfouissement heureux,
pour la moisson divine assurée !

 
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