Bénédictines de Sainte Bathilde

Billet du jour : Pharisien ou publicain ?

samedi 5 mars 2016

Le chemin de la foi est presque embouteillé à certains jours !

Un publicain et un pharisien aujourd’hui le parcourent à grandes enjambées : de superbe pour l’un, de componction pour l’autre.

L’assurance de bon pharisien peut agacer, voire plus...
Le cri de supplication du publicain nous est peut-être plus audible, quoique très tourné vers sa misère, et nous n’aimons pas trop, avouons-le...

La parabole ne dit pas tout, ne dessine pas des modèles à suivre !

Entendons que l’humilité touche le coeur de Dieu,
- que celui qui n’a pas tout,
- qui ne peut tout,
- qui est en manque,
- qui ne sait pas,
- qui est cabossé par la vie,
- qui est pécheur,
celui-là se découvre justifié, pardonné, sauvé, aimé parce qu’il attend tout de Dieu ! L’autre passe à côté, mais Dieu patiente.

Qui vient à lui les mains vides et le coeur en miettes, reçoit Vie. Qui mendie son amour, sa tendresse, sa raison d’être, le pardon, vit de sa Grâce.

Dieu se penche vers celui qui attend, il se penche par amour, avec bonté, avec compassion, dans une miséricorde infinie. Il se penche pour remettre debout. Il se penche sur tous les hommes, certains refusent une telle affection : "regard hautain, coeur double, lèvres menteuses" dit le psalmiste.

Cette justification n’est autre que l’amour de Dieu qui fait vivre, qui redonne vie, qui inconditionnellement transfigure nos vies.

Pas d’hésitation,
emboîtons le pas du publicain
aujourd’hui, 24 heures pour Dieu :
"Prends pitié du pécheur que je suis !

 
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