Bénédictines de Sainte Bathilde

Billet du jour : Pluie de paraboles !

dimanche 1er septembre 2013

" Jésus leur dit cette parabole..."

Toute la semaine, nous avons pu entendre l’enseignement de Jésus, parlant en paraboles. Succession d’histoires pour faire saisir le Mystère, succession de touches pour dessiner le Visage, succession d’interrogations pour mettre en route, succession d’images pour transformer notre imaginaire, sucession de personnages pour habiter notre vie quotidienne, pluie de paraboles, pluie de poésie pour arroser notre coeur souvent sec, aride, sans eau !

Aujourd’hui, Luc annonce une parabole, qui n’en n’est pas une. Nous sommes déroutés à première lecutre, car nous recevons tout simplement une

belle leçon d’habilité sociale !

Cette sentence de sagesse, celle de se faire le dernier quand on est invité quelque part pour être appelé à monter plutôt que d’être prié de laisser la place prise, est une grande leçon divine : Dieu ouvre son coeur, avant que le Coeur du Fils ne soit transpercé d’un coup de lance... Dieu ouvre son coeur, et coule l’humilité, l’humilité de Dieu, l’humilité de la dernière place, l’humilité de celui qui se laisse appelé, de celui qui est là, discrètement, caché, secret, silencieux, mais là, et parce que là, prenant la dernière place, fermant la marche, achève l’édification du Royaume !

De cette humilité de la dernière place, sans calcul, naît l’appel pour tous : les estropiés, les boîteux, les pauvres, les misérables, les aveugles ! Appel qui manifeste le don gratuit, totalement désintéressé du Royaume que Dieu offre.

Nous faut-il renoncer à nos amis, à nos parents, à nos frères, à nos riches voisins pour les plus pauvres ? C’est ce que semble dire la parabole. Mais si justement, cette parole est parabole, elle ouvre un large horizon aux mots, et n’exclut personne... amis, frères, parents, riches voisins sont sans nul doute, quelque part, boiteux, aveugles, pauvres, estropiés, non ? Reste à cultiver l’humilité réciproque pour oser les accueillir en pauvres, en aveugles, en boiteux, en estropiés, et ne pas vouloir cacher leurs misères par peur, par orgueil, par bienséance sociale !

Pluie de paraboles,
pour inonder notre coeur,
de bonté, de douceur, de compassion,
de vérité, de liberté, et de joie :
"tu seras heureux, car ils n’auront rien à te rendre !"

 
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