Bénédictines de Sainte Bathilde

Billet du jour : Sans plus attendre !

mercredi 14 janvier 2015

"Aussitôt sortant de la synagogue, il allèrent dans la maison de Simon et d’André avec Jacques et Jean. La belle-mère de Simon était couchée, fiévreuse...
Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade.
Bien avant l’aube, Jésus se leva..."


Le temps urge encore ce matin, "aussitôt", "sans plus attendre", "bien avant l’aube". Le temps urge, sans pour autant se précipiter ou donner du stress. La Bonne Nouvelle prend comme un feu : une fièvre, un malade, un aveugle, un estropié, un boiteux, un paralytique, un homme possédé, toutes sortes de maladie mettent en route. Aussitôt, sans tarder, tous font confiance.

Jésus marche au devant de toute fièvre, Jésus marche au devant de nous. Il entre dans toute maison, non pour y être restauré, mais pour restaurer la santé, faire circuler la vie, redonner la puissance à sa Parole créatrice, en nous.

Inutile de prendre notre température, nous avons la fièvre ! Nous sommes fiévreux, fiévreux de peur, fiévreux devant l’inconnu, fiévreux par la différence, fiévreux d’individualisme. Laissons-nous toucher !

Jésus vient là, là où la fièvre gagne, isole, met au lit, enferme. Il fait face, simplement, sans peur, sans juger.
Il est là, sortant dès avant l’aube pour prier, dans un cœur à cœur unique qui nous fera sortir à sa rencontre, le chercher, nous étonner, lui demander pourquoi et finalement nous faire sortir du lit de notre misère ! Laissons-le nous mettre debout !

"Laisse-moi faire !" mais il ne peut rien sans nous...
Bien avant l’aube, il se retire pour prier et par ce retrait nous sort du lit !
Bien avant l’aube, il tend la main pour nous toucher, et nous remet debout.
Bien avant l’aube, tout nous est donné pour retrouver le goût de vivre, et nous inviter à espérer.

Bien avant l’aube, où sommes-nous ?

 
© 2017 - Congrégation Sainte-Bathilde | Contact par email |  Mentions légales