Bénédictines de Sainte Bathilde

Billet du jour : Se frapper la poitrine !

samedi 29 mars 2014

Deux hommes viennent à notre rencontre, ce matin, présentés par Jésus...
Un Pharisien : "Se tenait debout et priait en lui-même."
Un Publicain : "Se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine."

Deux attitudes qui en disent long...
Ne gardons qu’un geste, celui du publicain, peut-être parce qu’il nous est moins fréquent...

Il se frappait la poitrine en disant : " O Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !"

Se frapper la poitrine : geste accompagné d’une parole qui lui donne sens et qui fait sens, pour le publicain d’abord, pour Dieu qui voit le fond des cœurs, et pour les autres hommes qui voient.

Le publicain ne se regarde pas, il est à distance du Saint des Saints, il se sait pécheur, indigne par lui-même d’approcher de Dieu, le Seul Saint. Il se frappe la poitrine par aveu et regret de ce qu’il est. Il ne regarde personne et ne cherche pas à se faire voir. Il est, il est là dans ce face à face, à distance, mais dans ce face à face vrai, qui justifie et qui libère.

Tout le secret de la vie chrétienne, du salut est là dans ce geste : se frapper la poitrine en reconnaissant la distance entre la miséricorde infinie de Dieu et notre misère

Ce geste et cette parole peuvent nous faire basculer dans la vie divine, tout simplement mais tout entier ! Pourquoi ? Parce qu’ils inversent en nous toutes puissances de vie qui ramènent tout à nous et non à Dieu, aux autres...

Manquons réellement de temps pour ce geste et cette parole ? Alors courons avec tous les chrétiens, le marathon des "24h pour la conversion" que le Pape François a inventé !

Il se frappait la poitrine en disant :
" O Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !"

 
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