Bénédictines de Sainte Bathilde

Billet du jour : Seulement la frange...

lundi 8 février 2016

"Dans les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés."

Ne serait-ce la frange de son manteau !

On n’imagine mal une foule de boiteux, paralysés, aveugles, estropiés se précipiter ou être amenée pour toucher la frange d’un manteau ! Et pourtant l’évangéliste Marc fait ce constat : tous ceux qui la touchèrent furent sauvés !

C’est dire la puissance de vie, de salut qui émane de Jésus puisque même la frange de son manteau, l’extrémité la plus petite et la plus insignifiante a puissance de salut !
Simple récit qui ne demande aucune explication, aucune retouche ! C’est un fait inouï : là où Jésus passe sa présence suscite la foi qui met en route tous les brancards de Palestine !

Que nous manque-t-il alors ?
- La frange du manteau : un mot, une parole, le sourire d’un frère, d’une sœur, la participation aux sacrements, un service rendu... à nous de reconnaître une frange en passant !
- La foi : "ce que vous avez fait au plus petit des miens, c’est à moi que vous l’avez fait !" Oui, ton frère, c’est le Christ !
- la foule de brancards : chacun cache son handicap aujourd’hui, et pourtant, tous nous sommes bien cabossés, boiteux, aveugles, manchots, sourds ou sans souffle... mais peut-être trop fiers ou orgueilleux pour nous laisser porter près d’une frange !

Une seule frange pour être sauvés !

Ne rêvons pas ! Le salut, c’est la Croix, la Croix traversée, la Croix victorieuse, pas une petit slogan de pub qui fait des sous !

Alors, oui, soutenons-nous dans la foi, pour oser courir pleins d’espérance au devant du salut, de Celui qui nous dit au secret du cœur : "Je t’aime, je donne ma vie pour toi !"

Debout ! Il est là !

 
© 2017 - Congrégation Sainte-Bathilde | Contact par email |  Mentions légales