Bénédictines de Sainte Bathilde

Billet du jour : Souviens-toi de moi !

vendredi 2 novembre 2018

2 novembre : jour des morts, jour sombre et pourtant...
St Ambroise a une belle audace et une foi lumineuse quand il dit que "nos morts ont été envoyés non pas loin de nous, mais avant nous - eux que la mort ne prendra pas mais que l’éternité recevra."

A méditer en tout temps, à la lumière de la Parole !

Quelle Parole ? Jésus qui a traversé la mort et l’a vaincu une fois pour toutes ! Trop dur à croire ? Oui, trop scandaleux, trop violent, trop dans la nuit des sens. Alors cette pluie de béatitudes qu’arrose-t-elle ?

Car le programme des Béatitudes n’est pas fini apparemment, puisque la liturgie du jour en propose une autre, pour ceux qui médite Luc 12. ! "Heureux ce serviteur que son maître en arrivant trouvera en train de faire son travail !"

Comme la liturgie donne plusieurs textes au choix, ne nous arrêtons pas à cette béatitude, pourtant si riche déjà : Jésus raconte une nouvelle parabole pour ouvrir le cœur et l’intelligence de ses disciples à l’urgence de la veille pour aborder une autre question, le retour du Maître et donc le passage par la mort : "Tenez-vous prêts, vous aussi, car le fils de l’homme viendra à l’heure que vous ne pensez pas."

Nous commémorons tous les défunts, en ce jour et nous sommes donc plantés devant le plus grand des mystères : celui de la vie !

Oui, Mystère de la vie et non d’abord celui de la mort ! C’est bien ce que l’évangile de Mathieu décrit : "Venez les bénis de mon Père !" Bénédiction pour ceux qui ont tenté de vivre les béatitudes en accueillant tout frère au nom du Christ. "C’est à moi que vous l’avez fait."

Mystère de la vie que l’on étouffe, mystère de la mort que l’on banalise,
mystère de la vie que l’on dissèque comme un objet, mystère de la mort qu’on veut oublier comme cendres au vent.
mystère de la vie à vivre en frères, mystère de la mort à accueillir en fils de Dieu.

Mystère qui murmure en ce jour : "Tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra." Écho si puissant du cri du larron : "Jésus, souviens-toi de moi !"

Le Fils, qui désirera-t-il rencontrer ? Des serviteurs en train de l’attendre, de travailler, de veiller, et lui , se ceindra pour les servir à genoux. La mort devient alors rencontre du Fils qui sert à genoux !

Quel renversement de perspective,
par ce renversement de révélation :
Dieu, Serviteur à genoux, Sauveur debout,
Passeur de tout homme, d’une rive à l’autre,
pas sans no larmes !

 
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