Bénédictines de Sainte Bathilde

Billet du jour : Un fils, un boeuf !

vendredi 30 octobre 2015

Aujourd’hui, que faire de ce boeuf, un jour de sabbat ? Ecoutons plutôt :

Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Jésus saisit alors le malade, le guérit et le renvoya. Puis il leur dit : « Si l’un de vous a son fils ou son bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas l’en retirer aussitôt, le jour même du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse.

Le silence des auditeurs en dit long, eux les perpétuels contestataires de Jésus. _ Ce silence est une parole.
Ce silence soulève nos pensées, et les creuse plus profond, plus profond que l’amour du fils, plus profond que l’attachement au boeuf, plus profond que le puits, plus profond que le respect du sabbat !

Ce silence plonge ses racines aux profondeurs de l’essentiel, en ce lieu d’incarnation, d’engendrement, de vie donnée qui rejoint notre humanité pour la porter au Père.

Ce silence suffit pour qu’une guérison transforme la vie d’un homme, prototype de l’humanité. Nous sommes guéris en silence !
Ce silence du tombeau laisse jaillir la vie nouvelle. Nous renaissons du silence !

Ce silence ne peut être volé par les murmures violents, calculateurs des raisonneurs, des détenteurs de la vérité. Il rend muets, incapables de trouver une réponse et c’est tant mieux !

Tenons ce silence simplement dans une proximité filiale, sans condition ! Alors nous recevrons une vigueur incapable de se taire !

Oui, vraiment,
depuis l’Incarnation,
la chair du frère se fait chair de Dieu !

 
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