Bénédictines de Sainte Bathilde

Chapitre 1

vendredi 10 septembre 2010

Sarabaïtes et gyrovagues...

En chacun de nous se cache un sarabaïtes, un gyrovague, que l’on soit dans le monastère ou en dehors…
Arrêtons-nous un instant sur deux particularités de ces catégories d’hommes peu recommandables, mais justement décrits avec soin par Benoît pour nous mettre en garde.
Le sarabaïte est mou comme du plomb, et le gyrovague vit sans berger.
Dans nos vies, quel que soit son cadre, il nous arrive bien d’être mou, de vouloir vivre sans berger, d’être notre propre chef, guide.

Mous

Regardons de près aujourd’hui quand et où nous sommes mous, c’est-à-dire sans consistance, sans résistance, sans forme et donc sans capacité de prendre partie, de nous engager. Nous attendons tout des autres, comme le plomb attend d’être mis dans un moule pour servir, encore qu’il lui faille être chauffé, et même bien chauffé ! Notre mollesse n’est guère mise à ébullition, elle est plutôt passivité, poids lourd, frein.
Comment l’Esprit vient-il toucher notre mollesse ? Il ne la refoule pas, il part d’elle pour la transfigurer, la transformer : Chemin de conversion, labeur de tous les instants, si nous y prêtons attention, car nous sommes souvent mous pour aimer, or c’est là le cœur même de notre Dieu : il a brûler d’amour et s’est livré sans mollesse à l’amour ! Demandons à l’Esprit de raviver en nous le feu ardent de son amour !

Vivre sans berger

Vivre sans berger, enfermer dans son enclos, faire ce qui nous plaît : trois expressions que nous n’avons peut-être pas envie d’entendre, d’écouter, de garder… et pourtant, elles nous sont données, pour illuminer notre route. Pour nous dire, attention, tu t’enfermes, attention, tu ne peux vivre seul, au gré de tes impulsions, de tes pulsions, attention, tu te diriges toi-même or tu es aveugle ! Oui, une petite série d’attentions défile, comme des images au cinéma, mais notre vie n’est pas du cinéma car Jésus n’est pas mort pour nous en faisant du cinéma ! Notre vie a valeur d’éternité, parce que justement, Jésus est mort pour chacun de nous, pour nous donner sa vie, pour inaugurer les temps nouveaux. Ces temps nouveaux sont communion, amour parfait, don sans réserve !

Quel petit pas vers la communion peux-tu faire aujourd’hui ? Petit pas d’amour, mais pas de géant, puisque pas mesuré à l’aulne des temps nouveaux !

 
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