Bénédictines de Sainte Bathilde

Chapitre 2, 23 - 29

jeudi 30 décembre 2010

Les trois étapes de la conversion pour tous !

Retenons dans ce paragraphe les différents caractères des frères que Benoît cite : ceux qui n’obéissent pas et ne se tiennent pas tranquilles, ceux qui obéissent, les doux, les patients, les négligents, ceux qui sont pleins de mépris, ceux qui se conduisent mal, les moines qui sont mieux disposés, ceux qui sont méchants, durs et orgueilleux, ceux qui refusent d’obéir, le fou, ton fils…
Liste impressionnante qu’il est bon de lire et relire tout d’abord pour casser une illusion qui traîne toujours dans nos imaginaires : derrière les murs des abbayes et des monastères, « ils sont parfaits », « ce n’est pas pour nous » ! ou encore vis à vis de ceux qui ont des responsabilités dans l’Eglise, dans nos communauté, « comment se fait-il qu’il ou qu’elle soit ainsi ? »
Oui, ne nous étonnons pas de qui nous sommes, nous sommes tous des hommes, des femmes pécheurs, en chemin de conversion, en chemin d’amour qui transforme. Nous sommes tous marqués par le péché, mais sauvés par « l’amour du cœur de notre Dieu », comme le dit une traduction du Benedictus. Sous quel trait de caractère majeur nous connaissons-nous ou reconnaissons-nous ? Le premier temps de la conversion est ce temps de vérité, sans scrupule, sans complaisance, simple vérité.

Si nous avons rencontré, un jour quelqu’un qui nous aimait, cette personne a illuminé notre vie et l’a transformée. Combien plus quand cette rencontre a été celle du Fils de Dieu, celle du Père ou celle de l’Esprit qui un jour nous a révélé son amour, Amour qui est allé jusqu’au bout. Bout que nous ne pouvons imaginer, bout que Seul Dieu Amour pouvait trouver, inventer, donner : Amour livré gratuitement jusqu’au refus possible d’être accueilli !
Cet Amour illumine radicalement notre vie, et la transforme peu à peu à la mesure de notre réponse d’amour.
Non qu’il y ait donnant-donnant, car Dieu se donne en pure perte, mais parce que l’amour purifie, en prenant la forme du contenant qu’on lui offre, en travaillant le cœur qui se laisse toucher, en éclairant les zones d’ombre qu’on ose laisser atteindre…
Et nous sommes au deuxième temps de la conversion, qui consent à sa blessure. L’amour de Dieu nous fait en creux des reproches, nous encourage et nous menace… non pour nous tenir dans la crainte, la peur,
mais pour nous apprendre le chemin de l’offrande d’amour, : troisième temps de la conversion ! Alors nous vivons de cette bonne crainte d’amour que nous ne pouvons garder pour nous !
Partageons ce chemin de conversion : joie du retour au Père, par le Fils dans l’Esprit, joie pour aujourd’hui !

 
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