Bénédictines de Sainte Bathilde

Chapitre 7 : de l’humilité

mercredi 16 novembre 2011

Frères, la sainte Bible nous dit avec force :
« L’homme qui s’élève sera abaissé et celui qui s’abaisse sera élevé »
(Lc 14, 11).2

Benoît poursuit la mise en place des éléments constitutifs du combat spirituel, il dessine le cadre dans lequel tout homme qui désire la vie, la vie du Christ, est appelé à inventer sa réponse.
Or ce cadre que le chapitre 4 a bien défini avec les outils de l’art spirituel, a une couleur bien particulière comme toile de fond, comme héritage de l’alliance de Dieu : l’humilité.

« La divine Ecriture nous crie », autre traduction de ce « la sainte Bible nous dit avec force. » Il s’agit d’entendre avec l’oreille du cœur ce que l’expérience du Peuple a traduit dans le récit de l’histoire. Cette Ecriture inspirée nous est comme livrée avec force, avec le poids de la vie de tout un peuple, avec le poids des épreuves de tout un peuple mais aussi avec la certitude de la traversée possible, vers la Terre Promise.

L’humilité dont parle Benoît puise ses racines dans toute l’Ecriture, depuis la sortie d’Egypte, la libération jusqu’à la venue du Sauveur, le Christ, en passant par la relecture de la création et du péché qui a séparé l’homme de son Créateur. Nous sommes convoqués à entrer dans cette fresque immense, qui s’anime comme un fond d’écran et nous révèle par touches de peintre, l’impressionnant amour de Dieu : « lui doux et humble de cœur ! »

Avant d’entrer dans la fresque biblique et de la confronter à notre vie quotidienne, ou de la teinter de notre vie quotidienne, arrêtons-nous sur le fondement : la divine Ecriture, la sainte Bible.

Benoît nous conduit pas à pas dans l’Ecriture, il nous promène dans ce jardin des Ecritures, pour nous apprendre à l’assimiler, à la goûter, à en vivre. C’est l’Ecriture qui est la nourriture du disciple du Christ. C’est l’Ecriture qui doit colorier sa vie, la faire rayonner de la lumière du Salut.
- Alors, quelle est la place de l’Ecriture dans notre vie ?
- Comment la lisons-nous ?
- Comment l’écoutons-nous ?
- Comment la scrutons-nous ?
Déjà, nous avions été interpelés au chapitre 4, avec l’outil 55 : « entendre volontiers les saintes Ecritures. »
- Que faisons-nous pour être fidèles, attentifs, persévérants ?
- Avec qui ?
- Sur qui et sur quoi nous appuyons-nous pour comprendre les Ecritures ?

L’humilité prend source là, dans les Ecritures et dans notre rapport aux Ecritures. Ne passons pas trop vite sur ce seuil... même s’il nous dérange un peu ! Qui n’a pas, à un moment ou un autre lâcher les Ecritures ? L’humilité est chemin de vérité et de liberté. Qu’est-ce qui est m’ardu dans cette promenade dans les Ecritures, dans cette méditation assidue, dans cette assimilation et cette confrontation de ma vie avec les Ecritures ?
Dieu me parle et sa parole est vie, sa parole est amour, sa parole est relèvement... La Parole vient me rejoindre là où je suis, assis au bord du chemin, debout dans ma maison, en voyage, ou paresseusement resté couché... la Parole me rejoint et me dit : «  mets toi debout et devient lumière ! »
Comme l’huile de la lampe, Dieu est là par sa parole, pour que je puise en lui la lumière et la vie... Reconnaître cette source nécessaire et y plonger sa mèche ou son pinceau, bien résolument, voilà la première touche d’humilité !

Regardons, sous le regard de Dieu, où nous en sommes de notre vie à l’école des Ecritures ! Laissons la lumière des Ecritures nous illuminer et avançons d’un pas ferme vers la rencontre...

Dieu veut nous nourrir de son lait, le lait de sa tendresse !

 
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