Bénédictines de Sainte Bathilde

Départ vers le Père de Mère Bénigne MOREAU, à Vanves

lundi 27 avril 2020

et entrée dans la lumière éternelle, Le Lundi de Pâques, 13 avril 2020, à la fin des Laudes Retrouver ici la messe des obsèques célébrée dans l’intimité de la communauté en raison du confinement, ainsi que quelques images au cimetière.

Mère Bénigne, Odile MOREAU
est entrée dans la lumière éternelle,
Lundi de Pâques, 13 avril 2020, à la fin des Laudes.

Retrouver ici la messe des obsèques célébrée dans l’intimité de la communauté en raison du confinement, ainsi que quelques images au cimetière.

Née le 10 août 1924 à Baume les Dames, baptisée le 24 septembre 1924 à Voulaines, village de Côte d’Or où sa famille avait une propriété qui resta toujours très chère à son cœur, Odile Moreau, avec une formation d’infirmière, était entrée au postulat de Vanves, le 13 novembre 1946 et avait reçu l’habit et le nom de Sr Bénigne, le 8 septembre 1947.

Après sa première profession, le 21 novembre 1948, ses qualités de relations la font très tôt désigner comme aide à l’hôtellerie ; mais elle est envoyée en renfort à Madagascar en novembre 1952 ; elle fera sa Profession perpétuelle à Ambositra le 18 décembre 1953.

Nommée Prieure d’Ambositra en 1959, elle se sent en harmonie profonde avec la culture Malgache, est heureuse de soutenir la fondation de Mananjary et de préparer celle de Joffreville ; elle joue un grand rôle dans la création de l’Union des Supérieures Religieuses de Madagascar.

Son élection comme Prieure générale de la Congrégation en juin 1975 la fait revenir en France. Pendant ses 23 ans d’absence (elle n’était revenue que pour deux chapitres généraux) la Communauté de Vanves avait vécu bien des évènements : la première fondation au Vietnam, la fusion avec le dernier monastère de Fontevrault, une fondation au Bénin, son transfert à Saint-Thierry, la modification du statut de Vanves. La révision des Constitutions était en cours, la Prieure Générale devait être Prieure de Vanves. Il fallait faire face à des situations très complexes.

Elle a cumulé les deux mandats de 1975 à 1989 pendant cette période de grands changements dans la vie de l’Eglise.
Ses expériences lui permirent d’être une cheville ouvrière de la mise en place de ce qui deviendra la CIB, invitée avec M Flavie de Limon à Rome, au congrès des abbés.
Elle accompagna la révision des Constitutions (ce qui n’était pas dans son goût !) en entretenant de très bonnes relations à Rome avec la Congrégation des Religieux, en faisant comprendre ce que les Bénédictines de Sainte-Bathilde étaient.
Très proche du P Denis Huerre qui l’estimait beaucoup, elle prépara avec le Conseil de Congrégation la demande qui serait faite au Chapitre général de 1981 d’être associée à la Congrégation de Subiaco. Elle fut ainsi la dernière à être Prieure Générale et la première Présidente de notre Congrégation !

Une de ses grandes peines fut de n’avoir jamais pu se rendre au Vietnam à cause de la situation politique.

Elle a soutenu et accompagné la vie à Etoy, avec nos sœurs Diaconesses de Versailles et de Saint Loup, restant très attachée à tout ce qui faisait avancer l’unité. La présence de sr Edith durant l’année 2019, lui a fait beaucoup de bien.

Au Chapitre Général de 1989, elle laissa la charge à M Emmanuel restant vicaire, M. Béatrice de Martigné étant conseillère. M Emmanuel alors s’appuyait beaucoup sur elle. Souvent le Conseil avait lieu à Cours, une maison qu’elle aimait beaucoup.

Son sens des relations extérieures a aidé bien des personnes, - des prêtres souvent, à retrouver un chemin d’espérance et de paix après être passées par Vanves.

Elle est restée Prieure de la communauté de Vanves jusqu’en 2003, participant au grand pas qui allait se vivre par la recherche d’un avenir possible. Elle voyait la place de Vanves comme essentielle à la porte de Paris. Grand lieu de passage pour les uns et les autres, avec la présence de l’AIM, dans une grande ouverture à toutes détresses : que de sœurs, de personnes se sont senties accueillies telles qu’elles étaient, sans jugement !

Après un an à Martigné chez nos sœurs, elle revint à Vanves où elle se sentait indispensable pour quelques sœurs, accueillant les changements profonds dans la foi, ne voyant pas toujours leurs nécessités, mais marchant avec toutes, sereinement, jusqu’à ce que le grand âge l’oblige à moins participer et à rester depuis un peu plus d’un an dans sa chambre d’infirmerie, pas toujours très présente.

Elle est restée bien vivante jusqu’à bout, manifestant parfois sa contrariété surtout en ces dernières semaines où le personnel soignant ne venait plus. Elle nous a offert de bons moments de sourire et de communion, et préférait bénir le soir, ces trois « anges gardiens » que d’être bénie !

Mise en bière, mercredi 15 avril. Obsèques dans l’intimité de la communauté Mercredi 22 avril 2020

Nous la confions à votre prière dans cette lumière pascale.

Nous ferons une célébration d’action de grâce à la fin du confinement avec tous ceux qui pourront se joindre à nous d’une manière ou d’une autre.

 
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