Bénédictines de Sainte Bathilde

En famille au monastère : prière et travail

dimanche 23 août 2015

Retraite « ora et labora » en famille !

C’est la 7e année que l’expérience a été lancée ! Elle est devenue une tradition bien ancrée qui fait le bonheur de tous.

Nous avons dépêché un journaliste pour interroger, sur le vif, les acteurs de cette aventure estivale.

Un premier rendez-vous est pris au potager où tout le monde s’active : désherbage, transport de bidons d’eau, et, côté verger, cueillette de pêches et ramassage de prunes et de poires.

-  Bonjour, Matthias, ça va ? Pas trop ennuyeux, ce travail ?

-  C’est trop bien. En plus, on se retrouve nombreux pour faire des trucs.

-  Au fait, Véronique, vous nous présentez un peu cette bande ?

-  Nous sommes deux familles, de six enfants chacune. Chez Hélène et Olivier, il en manque deux, mais ils ont emmené deux cousins des enfants, Elie et Louise.

-  Louise, pour toi, c’est la première fois ? Tu as quel âge ?

-  J’ai 9 ans. Elie est déjà venu l’année dernière et j’avais envie de faire comme lui et comme les cousins.

-  Et Angéline, quel âge as-tu ?

-  J’ai 11 ans, et c’est la deuxième fois que je viens !

-  Et toi, Martin ?

Martin est le benjamin de la troupe, mais il n’est pas (encore) séduit par la gloire des interviews et il fuit obstinément caméra et micro !

-  Il a 5 ans, répond la grande sœur, Gabrielle, 6 ans.

Hélène intervient :

-  C’est un rendez-vous que nous ne manquerions pas ! Il est une pause au milieu de l’été et, vous voyez bien, personne ne se fait prier pour venir…

Je sens que je gêne le travail et, après quelques photos, je m’éclipse, en demandant à revenir le lendemain.

Le lendemain, même enthousiasme : on dirait même qu’il est monté d’un cran après la nuit passée dans le dortoir du Logis Saint Benoît !

-  C’est trop génial, cet endroit : on est vraiment au monastère, mais comme c’est un petit peu séparé de l’hôtellerie, on peut se sentir vraiment à l’aise…

-  … même pour faire du chahut ?

-  Les batailles de polochons font partie du plaisir, jusqu’à ce que maman fasse les gros yeux, sourient les plus grands.

-  Justement, est-ce que vous pourriez me dire ce que vous retenez de plus important dans cette aventure de 48h au monastère ?

-  Nous prenons du temps en famille, commence Olivier ; faire quelque chose ensemble, discuter, dire aux enfants ce qui est essentiel pour nous, c’est important : pendant l’année, on n’en prend pas forcément le temps. Pendant une rando, pendant les vacances on peut échanger, mais ici, c’est un peu plus…

-  C’est vrai, continue Hélène, ici, il y a le cadre monastique : on vit un peu au rythme des sœurs…

-  Tu es même allée aux Vigiles ce matin, maman !

-  Je n’y étais pas seule : il y en a qui m’ont accompagnée.

-  C’est vrai, reprend Olivier, le lieu est porteur : la dimension de la foi est là, et la transmission est toute naturelle.

Mais le travail attend. On prend rendez-vous pour l’après-midi qui est consacrée à une autre activité : l’épluchage. Il se fait sous les arbres, devant ce Logis Saint Benoît si génial,

ou carrément à la confiturerie :
-  On est chez les sœurs !

-  Et… vous travaillez en silence ? Petits rires.

-  Une année, on avait désherbé le cloître : là, c’était carrément dans la communauté, dans un endroit où normalement on ne va pas.

-  Trop bien ! C’est vrai, là, on n’avait pas parlé !

-  Qu’est-ce que vous êtes en train de faire, maintenant ?

-  On épluche les pommes et on les coupe en quartiers pour enlever les pépins…

-  Et Sr Claire les met au congélateur pour les confitures.

-  Oh oh, mais vous en faites du travail utile !
-  Mais aussi, on s’amuse bien.

-  Moi, dit Élie, j’aime bien secouer les pruniers ! Le matin, on ramasse les prunes et l’après-midi on les retrouve pour les dénoyauter.

-  Et le soir, dit Sr Claire, qui passe par là, tout est au congélateur. Hier, ils ont dénoyauté 60 kg de prunes, ajoute-t-elle, avec un large sourire.

-  En fait, précise Thomas (18 ans), on fait ça cool ; et on a le temps de jouer aussi, de parler. Et puis il y a les offices. On rend service de manière simple et on a l’impression de vraiment faire quelque chose d’utile.

-  C’est aussi une vie d’amitié entre nous, entre familles, renchérit Véronique.

Je prends encore quelques photos et au moment de quitter nos vaillants travailleurs :
-  On vous retrouve l’an prochain ?

Chœur unanime : OUI !!
-  On voudrait aussi dire merci aux sœurs de nous accueillir pour nous permettre ce temps d’échanges.

Là, le journaliste sort de son rôle et se souvient qu’il est une sœur :

-  Mais vous ne pensez pas que c’est à nous de vous dire merci ? Et il paraît que non…

Quand même... MERCI, Véronique, Esther, Eleonore, Annah, Claire, Gabrielle et Martin. Olivier et Hélène, Thomas, Alexandre, Matthias, Angéline + Elie et Louise !

Nous resterons sur une certitude : le rendez-vous d’août est un bonheur partagé !

N’hésitez pas, amis lecteurs, à entrer dans cette ronde de l’amitié : il y a des fruits en quantité suffisante et mille petites tâches à se répartir dans la joie.

 
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