Mais toi, Seigneur, prends pitié de moi,
et je saurai que tu m’aimes.
Dans mon innocence tu m’as soutenu
et rétabli pour toujours devant ta face.
Ps 40
Réabli ! remis debout, relevé, ou encore ressuscité !
Que des verbes de vie, d’espérance, de mise en route... et de sortie de soi !
Nous voilà invités ce dimanche à la vie, c’est heureux à quelques jours du Carême...
Rétabl
de la fatigue
de la maladie
de la déprime
dans une situation favorable
dans un état heureux
dans une relation harmonieuse
dans une attente féconde...
Une goutte de rétablissement que le Seigneur donne par la foi méditée, passée au creuset du quotidien, nourrie de sa parole, de ses sacrements, de l’amitié fraternelle, du soutien... pour repartir dans l’espérance ou nous relever comme le paralytique de l’Evangile !
Finalement qui sommes-nous dans cet évangile ? Où nous situons-nous ?
en propriétaire de la maison ? il a perdu son toit, mais gagné un témoignage de foi...
en brancardiers ? ils ont eu l’audace de démolir un toit, sans doute en se faisant bien insulter, mais ont montré une telle foi que le paralytique fut guéri : ils ont perdu leur malade !
en anomyme de la foule ? d’abord furieux de l’intrusion et de la place à laisser, perdant la primeur, mais gagnant un signe et la joie de voir un frère debout ?
en paralytique ? Il se laisse porter, bousculer, descendre dangereusement par un trou et présenter hardiment devant Jésus, ayant perdu la santé, mais appelé à se lever et à porter lui-même son brancard, gagnant le rétablissement et plus encore... une vie nouvelle !
Désirons-nous vraiment vivre debout, marcher et porter notre brancard ?
Désirons-nous la vie vivante ? Un seul murmure en ce jour...
Logo : oeuvre de Charlotte Légaut.