Bénédictines de Sainte Bathilde

La Règle de Saint Benoît

samedi 14 mars 2009

Saint Benoît
Au début du christianisme, après la période des persécutions, les lieux monastiques se multiplient.

De nombreuses « Règles de vie » sont alors écrites par des abbés pour leur monastère, et les textes de ces règles circulent entre les monastères et sont utilisés par d’autres abbés.
La Règle de Saint Benoît, par son équilibre, sa discrétion, son respect des personnes, son réalisme, ne cessera de se répandre et peu à peu s’imposera à tout l’Occident, jusqu’au Moyen-Âge où les fondations nouvelles, franciscains, dominicains, etc, produiront d’autres règles de vie.

Aujourd’hui, à travers le monde des centaines de monastères, des milliers de moines et moniales vivent de la Règle de Saint Benoît. Ce sont les branches bénédictines, trappistes, cisterciennes, bernardines...
De plus en plus de laïcs se mettent aussi à son école pour, au cœur du monde, vivre de la Parole : le Christ Pascal.

Extraits du Prologue de la Règle de Saint Benoît (v 1.3-4 ; 45-48)

Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique...

C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi.
Avant tout, demande-lui par une très instante prière qu’il mène à bonne fin tout bien que tu entreprennes...

C’est à cette fin que nous voulons fonder une école où l’on serve le Seigneur.
Dans cette institution, nous espérons ne rien établir de rude ni de pesant.
Si, toutefois, il s’y rencontrait quelque chose d’un peu rigoureux, qui fût imposé par l’équité pour corriger nos vices et sauvegarder la charité, garde-toi bien, sous l’effet d’une crainte subite, de quitter la voie du salut dont les débuts sont toujours difficiles.

Chapitre 72 : Le bon zèle que doivent avoir les moines

Il est un mauvais zèle, un zèle amer, qui sépare de Dieu et mène à l’enfer. De même, il est un bon zèle qui sépare des vices et mène à Dieu et à la vie éternelle.
C’est ce zèle que les moines pratiqueront avec un très ardent amour :
ils s’honoreront mutuellement avec prévenance ;
ils supporteront avec une très grande patience les infirmités d’autrui, tant physiques que morales ;
ils s’obéiront à l’envi ;
nul ne recherchera ce qu’il juge utile pour soi, mais bien plutôt ce qui l’est pour autrui ;
ils s’accorderont une chaste charité fraternelle ;
ils craindront Dieu avec amour ;
ils aimeront leur abbé avec une charité sincère et humble ;
ils ne préfèreront absolument rien au Christ ;
qu’Il nous amène tous ensemble à la vie éternelle !

Extraits du dernier chapitre (73 v 8-9)

Qui donc que tu sois, qui te hâtes vers la patrie céleste, accomplis, avec l’aide du Christ, cette toute petite Règle, écrite pour les débutants.
Cela fait, tu parviendras avec la protection de Dieu, aux plus hautes cimes de la doctrine et des vertus, que nous venons de rappeler. Amen.

Voir le texte complet de la Règle

 
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