Bénédictines de Sainte Bathilde

La Retraite au monastère

mercredi 23 mai 2012

« Marcher dans l’Evangile, Marcher dans la vie »

Françoise M. a participé à la retraite donnée au monastère pendant le grand week-end de l’Ascension, elle nous partage ce qui a été vécu pendant ces quatre jours.

" une vingtaine de participants venus de la région Champagne- Ardennes, mais aussi de Paris, de Lausanne en Suisse, et même de Londres (vive Internet !) se sont retrouvés pour faire silence, méditer et prier, sous la conduite du père Jacques Leclerc du Sablon, prêtre de la Mission de France.

Pendant ces quatre journées, rythmées par la liturgie de la communauté, le père Jacques a proposé deux temps forts de méditation par jour, à partir de trois passages de l’Evangile de Jean : l’Aveugle-né (Jn 9), Jésus au temple ( Jn 2) et la Samaritaine (Jn 4)qu’ il a commentés en soulignant les mots importants, en les dépoussiérant, en les rattachant aux grands thèmes évangéliques et en les enrichissant de nombreuses anecdotes concrètes,tirées de sa vie personnelle de prêtre et ingénieur agronome ,ayant travaillé, entre autres, en Tanzanie et en Chine .

Ces anecdotes très vivantes tantôt drôles , tantôt tragiques ou émouvantes, avaient pour but de monter que de telles expériences, pleinement humaines , rejoignent complètement l’Évangile, la Bonne Nouvelle de Dieu fait homme en Jésus. Elles n’étaient pas là pour distraire l’auditoire mais pour exprimer des convictions très fortes dont on peut citer certaines sans pouvoir épuiser la richesse de tout ce qui a été dit :

« Dieu ne se sert pas de la souffrance pour se manifester, il se manifeste dans une certaine façon d’être humain »,

« Il faut aller à l’Évangile en entrant dedans, en s’asseyant, en fermant les yeux, en sentant que la salive boueuse (dont il est question dans « l’Aveugle-né ») est mise sur nos yeux »,

"Jésus veut se faire chair en nous dans une incarnation continuée"

« Il faut vivre la relation avec Jésus comme l’a fait le disciple bien-aimé, en penchant sa tête sur le cœur de son ami ».

Il a aussi été beaucoup question de « crises », non seulement des crises économiques (contexte oblige !) et collectives (car l’Évangile s’adresse tout autant à des groupes qu’à des personnes) mais aussi des crises personnelles . Il faut savoir en sortir « par le haut », « par un chemin pascal de mort et de résurrection ».

« Le passage pascal est dans l’abandon de ma prétention à saisir mon corps pour moi pour le retrouver dans mes frères ».

« Nous devons être en marche dans notre vie ».

« Celui que je rencontre au bord du puits n’est peut-être pas celui que j’attendais mais c’est lui qui me donne à boire ».

A la fin de chaque séance consacrée à l’Évangile de Jean, un texte de Madeleine Delbrêl témoin du XX ème siècle à Ivry-sur Seine (1904-1964) était proposé à la lecture, en écho aux thèmes abordés et comme illustration de cette « incarnation continuée ».

Enfin, l’avant dernier après-midi, le père Jacques a consacré une séance entière à répondre aux questions qui se posaient et à éclaircir ce qui avait besoin de l’être.

Le silence, respecté tout au long des journées sans rigorisme étroit, n’a pas empêché l’atmosphère d’être conviviale et le dernier repas, où l’on parlait à nouveau, a été très animé !

Merci aux sœurs organisatrices, merci au Père Jacques et à nous de marcher sur le chemin qu’il a tracé !

Françoise M.

Textes de Madeleine Delbrêl

 
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