Bénédictines de Sainte Bathilde

OUVRIR LA PORTE A L’ESPÉRANCE

mardi 13 août 2013

- Quoi de plus banal qu’une porte ?

- Oui, et pourtant depuis que Jésus a dit un jour : « Je suis la porte » (Jn 10,7.9), on ne peut plus les prendre ou les passer indifféremment.

- Oui, mais cela donne des choses curieuses non ? ! Par exemple quand il nous dit : « Pour toi quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte et prie ton Père qui est là dans le secret » (Mt 6,6). Quel sens cela a-t-il ? S’il est la porte, qu’est-ce que cela veut dire ?

- « Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jn 6,44). Cette porte que tu refermes sur toi n’est autre que lui-même qui te donne accès au Père. Fais et tu comprendras, tu comprendras ce que veut dire passer par la porte étroite (Mt 7,13).

- Ben oui, mais ce n’est guère engageant tout de même… Si la porte qui mène à la Vie est si étroite (Mt 7,14), qui peut avoir envie de l’emprunter, c’est un peu effrayant non ?!

- « Ne va pas fuir épouvanté la voie du salut où l’on ne peut entrer que par une porte étroite » (Prol. RB). Voilà ce que dit notre père Saint Benoît au jeune novice qui veut s’engager dans la voie monastique.

- Et alors ?

- Alors rien ! Ou tu te bats pour passer par cette porte et tu l’ouvres toute grande à l’espérance, ou bien tu gardes porte close… et là le péché y restera tapi (Gn 4,7).


- Tu y vas un peu fort, non ?

- Pas du tout. Toute l’Ecriture ne dit que cela.

- Mais enfin quoi, si le péché est tapi à ma porte et que je l’ouvre, comme tu dis, ce n’est pas le Christ qui entrera, mais le péché, non ?!

- Sauf que la porte, c’est le Christ lui-même qui a pris sur lui tous nos péchés (1 Co. 15,3) afin de nous mener à Dieu (1 P 3,18). « Je suis la porte, si quelqu’un entre par moi il sera sauvé (Jn 3,10). Ouvrir la porte, c’est oser regarder notre péché en face et, avec le Christ, le combattre. « Revêtez l’armure de Dieu pour pouvoir résister aux manœuvres du Diable » nous dit Saint Paul (Eph. 5, 11). Et encore : « Ayez toujours en main le bouclier de la Foi grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Mauvais ; enfin, recevez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu (Eph. 5,16-17). C’est cela, le combat spirituel ! C’est cela, revêtir le Christ ! C’est cela, passer par la porte étroite !

Peu s’y engagent, mais ceux qui le font ont déjà reçu leur récompense. « Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper moi près de lui et lui près de moi. » (Ap. 3,20)

 
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