Bénédictines de Sainte Bathilde

St Jean Chrysostome : Avec les mages

lundi 4 janvier 2016

Levons-nous donc, à l’exemple des mages ;
laissons tout le monde se troubler ;
mais nous, courons à la demeure de l’enfant.
Que les rois ou les peuples, que de cruels tyrans s’efforcent de nous barrer le chemin, peu importe, ne ralentissons pas notre ardeur.
C’est le moyen de repousser tous les maux qui nous menacent.

S’ils n’avaient pas vu l’enfant, les mages n’auraient pas échappé au danger qu’ils couraient de la part du roi juif.
Avant d’avoir eu le bonheur de le contempler, ils étaient assiégés par la crainte, entourés de périls, plongés dans le trouble.
Après qu’ils l’ont adoré, le calme et la sécurité rentrent dans leur âme. (...)

Laissez donc là, vous aussi, ... une ville en désordre, un despote altéré de sang, toutes les richesses de ce monde, et venez à Bethléem, la maison du pain spirituel.
Etes-vous berger, venez seulement, et vous verrez l’enfant dans l’étable.
Etes-vous roi, si vous ne venez point, votre pourpre ne vous servira de rien.
Etes-vous mage, ce n’est pas un empêchement, pourvu que vous veniez montrer votre respect, et non fouler aux pieds le Fils de Dieu ;
pourvu que vous approchiez avec frayeur et joie, deux choses qui ne sont pas incompatibles. (...)

En nous prosternant, laissons tout échapper de nos mains.
Si nous avons de l’or, donnons-le sans réserve, et ne l’enfouissons pas.(...)

Des étrangers entreprirent un si long voyage pour contempler cet enfant nouveau-né :
quel moyen avez-vous d’excuser votre conduite, vous qui refusez de faire quelques pas pour visiter l’infirme ou le prisonnier ?
Ils offrirent l’or, ce n’est pas sans peine que vous donnez du pain !
Ils aperçurent l’étoile et leur coeur fut rempli de joie. Vous voyez le Christ sur une terre étrangère, sans vêtement, et vous n’êtes pas ému !

Homélies sur St Matthieu,

 
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