Bénédictines de Sainte Bathilde

Vous avez dit : « Oblates » ? …

vendredi 14 août 2015

Vous avez dit : « Oblates » ? …

Pour toutes ces femmes, qui, comme les sœurs de la communauté, sont de différents milieux, être « oblate » c’est répondre à une vocation personnelle pour approfondir la vie baptismale à la lumière de la Règle de saint Benoît, en union avec un monastère de Bénédictines.

Elles s’engagent à s’unir à la vie de prière de la Communauté. Elles s’engagent à un lien avec la Communauté (lettres, mails, téléphones, aides ponctuelles et gratuites (visibles ou non visibles), « journée des oblates » « retraite annuelle des oblates » … pour un soutien spirituel réciproque, en évitant toute dépendance affective ou autre (les oblates doivent vivre dans leur milieu familial, milieu de travail, etc., leur engagement d’oblature et c’est ce que font la majorité des oblates).

Il y a une nécessité de proximité et de distance !

L’Oblature est une vie avant d’être une institution ; et elle a un visage particulier d’un monastère à l’autre ; et il y a même des monastères qui n’ont pas d’oblature.

Les étapes vers l’Oblation

La demande d’une personne pour devenir oblate suppose des liens spirituels sérieux existant déjà avec le monastère auquel on désire appartenir.

On aura à discerner s’il y a appel réel de Dieu. Après présentation à la communauté, le temps de cheminement est d’un an environ.

L’oblation permet à l’oblate d’établir un lien privilégié, fraternel et spirituel avec la communauté, lors d’une célébration à l’église du monastère où elle « s’engage à suivre le Christ dans un effort persévérant de conversion évangélique ».

L’oblate contribue au témoignage du monastère dans le monde. Ce lien de l’oblate avec le monastère l’aide à prendre davantage conscience de ses responsabilités humaines là où elle est.

Les liens avec la communauté

Par l’intermédiaire de la responsable des oblates, le monastère assure à chaque oblate :

- la participation à la vie de prière de la Communauté (elles établissent leur temps de prière en communion avec nous)

- l’accompagnement spirituel (des RV au monastère ou par mail)

- une formation doctrinale et spirituelle permanente (Vatican II ; RB etc.)

- la possibilité de contacts avec le monastère : séjours, retraite annuelle, Journées des oblates (3 par an), correspondance suivie et relations par mail, aux principales fêtes et solennités ou événements communautaires particuliers etc.

C’est ainsi que le monastère doit prendre conscience de l’existence de ses oblates et s’en sentir responsable et proche dans la prière, dans la communion.

Les Oblates

De leur côté les oblates se sentent solidaires de leur monastère :

- par la prière avec nous et pour nous.

- par l’intérêt porté à la vie du monastère, à ses joies et à ses peines, et à son insertion dans l’Église d’aujourd’hui ; cet intérêt doit s’étendre à la confédération Bénédictine tout entière (le SOB).

- et aussi par le partage des valeurs humaines et spirituelles.

Leurs relations avec un même monastère établissent entre les Oblates elles-mêmes, des liens de fraternité ; elles font naître des affinités.

L’objectif est de les aider aussi à développer des liens avec d’autres monastères,(en décembre 2013, nous étions au monastère de Vanves) ; ceci est l’objectif du SOB (Secrétariat des Oblatures Bénédictines), fondé en 1966.

La vie des oblates

Les oblates prolongent, dans le monde, la vie de leur monastère, et glorifient Dieu avec toute l’Église.

Les oblates n’ont d’autre règle que la Règle de saint Benoît dont elles essaient de vivre l’esprit dans leur vie de famille, de célibataire, de travail.

Réflexion

Dans le monde monastique (au SOB), certains discutent sur le bien fondé de l’oblature. Car, comme dans tous les monastères, de nombreuses personnes transitent par le monastère et beaucoup ne désirent pas une vie d’oblature…

Ceux-là veulent prier avec nous, parler… mais n’ont aucune disposition pour un engagement. Ainsi se pose parfois des questions sur le bien-fondé de l’institution des oblats et des oblates.

C’est pourquoi quelques monastères se sont décidés à abandonner tout à fait la forme traditionnelle de l’oblature et à s’ouvrir largement à tous les chrétiens proches de la communauté ; à les réunir, le cas échéant, dans un groupe d’amitié tout simplement, plus libre.

Mais c’est autre chose !… ce sont des relations personnelles, d’un groupe constitué avec une sœur ; autrement dit, ce type de relations « autres », si liées qu’elles puissent être avec une sœur, un groupe de sœurs et même avec toute la communauté, est différent de la relation de la communauté avec les oblates.

En effet, ici, c’est la relation spirituelle de proximité avec toute la Communauté par l’engagement de l’oblature qui concerne tout le monastère ! Ce sont des femmes qui vivent la RB dans le monde, en communion avec le monastère et c’est ce qui est important pour une Oblate.

C’est par son Oblation que l’Oblate établi un lien privilégié avec la communauté monastique. L’acte de l’oblation comporte un engagement réciproque de l’Oblate et de la Communauté ; une alliance dont résulte une appartenance mutuelle.

Des liens sont créés par l’Oblation, qui sont d’une autre nature que les liens, si forts soient-t-ils, de l’amitié des amis du monastère. Il y a une réciprocité d’engagement, d’échanges, de liens de charité, d’apports divers, de communion avec les oblates et la communauté, qui est, et qui doit, rester « gratuit », au bon sens du terme.

Car le lien est d’abord spirituel, la prière de l’Opus Dei, la fraternité !

 
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