Bénédictines de Sainte Bathilde

goutte de collyre B 9 : l’inclination !

dimanche 29 janvier 2012

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
Adorons le Seigneur qui nous a faits,
Oui, nous sommes son peuple...
Ps 94

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous !

Trois verbes d’action à l’impératif ! Qui plus est qui ne sont pas les premiers du psaume...
Venez, crions de joie pour le Seigneur !
- acclamons notre rocher !
- allons jusqu’à lui en rendant grâce !
- acclamons-le !
- ne fermez pas votre coeur !

Belle série de verbes d’action qui ne nous sont peut-être pas familiers...
La liturgie du Temps Présent propose ce psaume 94 tous les matins, comme invitatoire... Pourquoi ?

Nous sommes effectivement invités et non enjoints ou comme un verbe à l’impératif peut le suggérer obligés, commandés ! Oui, nous sommes invités à nous lever et à courir sur les voies de l’amour, sur le chemin que notre Dieu Créateur nous donne, gratuitement, avec libéralité et plus en totale communion !

Venez ! Entrez !
Premier mouvement de réponse qui ne peut venir que d’un ressort intérieur profond et bien huilé ! Une goutte de collyre ne sera pas de trop pour entretenir ce ressort de l’amour... l’inclination devant la grandeur de notre Dieu qui se manifeste au coeur du quotidien.

Acclamons notre rocher !
Deuxième mouvement du coeur, qui reconnaît son Créateur, sa force et celui sur lequel il peut s’appuyer, mieux encore s’enraciner... une goutte de collyre : profonde inclination, ne sera pas de trop pour assouplir nos cordes vocales et oser acclamer Dieu avec justesse au coeur de monde !

Ne fermez pas votre coeur !
Un troisième mouvement, plus délicat et subtil... celui de rester ouvert à Dieu, à sa présence, à son action, humanisante, et divinisante, dans le secret du coeur, dans la traversée de la vie, souvent bouleversée. Oui, Dieu est là, agissant, humanisant, divinisant car aimant et nous ne le savons pas, nous l’oublions, nous fermons notre coeur, par peur, déception, ignorance ou peut-être révolte... tout cela, Dieu l’entend, le prend et le transrforme, si nous lui ouvrons la porte de notre coeur : pour cela une goutte de collyre, inclination profonde devant la grandeur de son amour infini, caché mais révélé sur la Croix victorieuse !

Entrons dans la danse trinitaire par cette valse à trois temps !
Dieu aime nous voir danser comme David !

 
© 2017 - Congrégation Sainte-Bathilde | Contact par email |  Mentions légales