Des guérisons !
D’une rive à l’autre,… une nouvelle halte au bord du lac. Mais pas très longue, car un chef de synagogue vient vite à la rencontre de Jésus.
Talita koum ! Autrement dit : Confiance ! Debout ! En marche ! Vas-y !
Double miracle à accueillir dans notre foi, pour notre foi, comme signes, deux miracles et pas des moindres. Nouveaux bonds de foi.
Une femme touche le vêtement de Jésus et ses pertes de sang s’arrêtent alors que tous les médecins consultés pendant douze ans n’y ont rien pu, bien au contraire semble dire l’évangéliste. Cette foi s’approche de Jésus, la foi chevillée au corps, à son cœur perdu… à son corps en perte de vie. Elle s’approche par derrière et ose tendre la main, toucher.
Une fillette de douze ans, morte, touchée par Jésus, se lève, redonnée vivante à ses parents. Jésus a le souci de la faire manger. Là, c’est la foi du père, qui trouve sa fille, si jeune pour perdre la vie. Jésus ne demande rien et se met en route. Foi qui suscite un bond d’amour inconditionnel.
Miracles qui parlent de vie : de vie qui se perd, de vie perdue ; au centre, Celui qui est la Vie, Jésus.
Il suffit de toucher son vêtement, il suffit qu’il saisisse la main de l’enfant et la vie bouleversée reprend. Une vie autre se lève : Talitha Koum ! Passage d’une rive à l’autre… d’un bord de lac à un bord de foi, par un bond d’amour.
On finirait par oublier cette femme, cette fillette au regard de la densité de la foule, de la pression des gens qui s’agitent, de la puissance qui émane de Jésus : ses paroles font autorité au plus profond des cœurs, pas en surface, pas immédiatement. Là, elles suscitent étonnement ou moquerie. Mais le bon sens, le réalisme, l’amour de Jésus … ne pas oublier de lui donner à manger !
« Qui m’a touché ? »
« Talitha koum ! »
Deux paroles qui frappent à la porte de notre cœur, aujourd’hui, comme la foi à la manière d’un gong. La foi n’est-elle pas réellement un point d’interrogation ? Peut-être même Le Point d’Interrogation de nos vies ? Alors accueillons ces bonds de foi de la femme, du père et emboitons le bond !
Saurons-nous donner chair à ces paroles ? Saurons-nous les recevoir comme Paroles de vie et nous lever avec foi pour laisser passer Le Maître de la vie, lui qui fait passer sur l’autre rive parce que venant de l’autre rive ? Saurons tendre la main pour nous laisser toucher, saisir par Celui qui se fait pain et qui se donne à saisir en leur creux ?
Et surtout, que personne ne le sache !
Pas question de savoir, question de vie !
Confiance, il t’appelle ! Prêts pour un bond ?
