Donner sa vie !
Nous voilà donc dans la suite du chapitre 10 de saint Jean pour entendre Jésus révéler qui il est : « Je suis le bon berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. »
« Je la donne moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
L’image du bon berger perce l’écran… portant un message plus grave et qui ne va pas plaire aux pharisiens… »Moi, je suis Le Bon Berger. » donc pas d’autre que lui. Oui, car pas d’autre Dieu que Lui….
Jésus quitte soudain, rapidement le bucolique des pâturages, de la voix chantante de pâtre, des couleurs et odeurs de la campagne, pour confronter son auditoire au sérieux de la vie d’un vrai berger : il prend soin de ses brebis, il en prend tellement soin que sa vie n’a pas de prix pour elle. Il peut aller jusqu’à donner sa vie pour une seule… Tous interpelés.
Le bon berger est à la recherche continuelle de la brebis perdue, il la ramène au bercail, il panse ses blessures ; il veille sur la brebis faible et malade, et il protège celle qui est robuste.
« La brebis perdue, je la prends dans mes bras, Berger qui libère, éternel amour ! » murmure une hymne de la liturgie… qui nous blottit dans les bras du Père, ou autour du cou de Jésus qui nous ramène au Père !
Saint Augustin s’en réjouissait dans une homélie pascale… nous réchauffons le cou du Seigneur, s’il nous cherche et nous retrouve, et nous porte sur ses épaules… Images qui nous parlent ?
N’ayons pas peur d’être égaré, recherché et retrouvé pour être ramené au bercail… dans le cœur de Dieu… comment chacun de nous peut-il oser cette vérité ? Perché sur les épaules du Bon Berger, la réalité a un tout autre relief. Elle s’entend autrement…
Mais… nous sommes peut-être aussi appelés à être bon berger. Alors là, il s’agit pour nous de donner notre vie pour chercher, trouver, porter, sauver la brebis égarée, perdue, malade. Appelés, oui tous d’une manière ou d’une autre, mais tous en bons bergers à l’image du Bon Berger.
Il donne sa vie, voilà le commandement du Père, il donne sa vie pour une seule brebis qui est perdue et aujourd’hui, c’est chacun de nous qui recevons cet appel du Vivant, nous sommes berger pour au moins une de ses brebis .Comment ne pas fuir notre responsabilité sous quelque prétexte que ce soit ?
Perdu, retrouvé, porté par le Bon Berger, en lui chauffant le cou…
pour chercher, retrouver, porter et sauver à notre tour la brebis chérie que nous aimons…
« N’ayons plus peur » d’accueillir le Christ
et d’accepter sa puissance qui nous appelle et nous transforme !
