Confiance !
Nous retrouvons avec joie cette page d’évangile de Bartimée si bien connue, mais nos cœurs brûlants entendent autrement. Certains des plus petits détails murmurent cet autrement… et pourquoi pas demander à vos enfants, ou petits-enfants de raconter l’histoire de cet aveugle, assis au bord du chemin ? Peut-être que certains détails ne leur échappent pas, et leur font signes aujourd’hui. Eux aussi ont reçu profusion de l’Esprit de Pentecôte !
Eux, les enfants sauront vous montrer la pointe de cette rencontre car ils vont droit au cœur.
Car avec ce cœur, ces yeux et cette innocence de l’enfant interrogé, regardons la scène, entrons dans l’histoire, infiltrons-nous discrètement dans le dialogue ouvert à tous avec notre cécité.
Que voyons-nous ? Qu’entendons-nous ? Jésus est au centre : tout converge vers lui, les cris, les regards, l’attente.
La foule véhicule l’attente, porte le cri, mais fait barrage. Elle empêche la rencontre, elle bloque l’espérance. Pourquoi ? Nos sens en éveil, nous percevons que la foule prend la place de Jésus et juge que Jésus n’a pas à voir Bartimée et que Bartimée ne peut déranger Jésus. La foule pense pour Jésus et d’autorité écarte Bartimée.
Lui, ne se décourage pas, il crie de plus bel, il appelle Jésus, par son nom et le supplie : La pointe est là, dans la révélation du nom de Celui qui vient sauver : Il est le seul Sauveur, le Seul à pouvoir rendre la vue à cet aveugle. « Jésus ! » Cet homme aveugle hurle le seul nom qui sauve.
Jésus vibre à son nom et fait venir l’aveugle qui soudain bondit et jette son manteau, signe de sa pauvreté, de sa mendicité, de son passé. Il court vers Jésus et une fois encore remet Jésus au centre : tous les regards se portent vers Lui. Que va-t-il faire ? Que vont-ils se dire ?
Jésus pose une question pour entrer en dialogue avec l’aveugle qui n’a que ses oreilles, sa voix pour se situer par rapport à Jésus. Et Jésus le sait, par cette question, il fait face à l’aveugle et entre en relation sans médiation. Il lui fait dire pour s’entendre dire sa souffrance, son mal, sa misère. Comment nous situons-nous ?
« Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Quelle audace, quelle confiance ! Qu’a-t-il a perdre, lui qui n’a plus rien, même plus son manteau ! Il est là sans voir, seulement à pressentir et à répondre à une question simple si évidente.
Bartimée se tient au seuil de la rencontre sans rien que son désir et son espérance… Grâce à Jésus, voir. Ainsi, il est là sans mensonge, sans fard, dans ce face à face suppliant avec Celui qui sauve. Et soudain, tout advient :
« Va ta foi t’a sauvé ! » Il est sauvé et du coup, il voit ! Et nous qu’avons-nous à crier ? A jeter ? A demander dans un face à face de vérité ?
Puissions-nous entendre ces mots :
Jette le manteau qui te protège !
Aujourd’hui, Jésus nous attend sur la route.
Confiance, il t’appelle ! »
