Haut les mains !
Un épisode en trois temps pour ce lundi de juillet… et des étonnements en cascade.
Premier étonnement, peut-être subtil mais de taille : Jésus est interrompu par le chef tandis qu’il parlait des outres et du vin nouveau. La liturgie découpe l’évangile, les transitions peuvent surprendre. C’est le cas ce matin : Jésus a opéré un déplacement conséquent à propos du jeûne, révélant qu’Il est l’Epoux de la Noce. Et c’est bien en entendant ces mots que le notable ose s’approcher. Si Jésus est Celui qui apporte la vie nouvelle, « A vin nouveau, outres neuves ! », il va sauver sa fille, en lui imposant la main et c’est ce qu’il demande.
A cette demande, Jésus se met en route sans tarder. Pas de question, pas de résistance… Tout bouge : le notable s’approche, Jésus se lève, les disciples marchent et la foule suit. Alors survient une autre personne… deuxième temps.
Une femme s’approche, sans rien demander, elle. Elle pense à ce qu’elle a entendu, à sa situation et agit. Elle avance la main pour toucher juste la frange du vêtement. de Jésus. Foi qui avance la main, en secret, par derrière. Foi qui se veut discrète, secrète, dans l’espérance d’un fruit, la guérison;
Deuxième étonnement : son geste ne passe pas inaperçu, Jésus sent, se retourne et s’émerveille de sa foi sans s’arrêter pour autant, sans poser de question. Il semble qu’il y ait urgence, la vie de l’enfant du notable. Au passage, une main ose s’avancer, la vie passe et renouvelle, sauve.
Troisième étonnement : Jésus quand il arrive, jette la foule dehors et entre dans la chambre de la fillette, dit le texte. Lui dedans, la foule dehors, et la vie nouvelle fait miracle. Il saisit une main et met debout. La vie passe et redonne joie.
Les trois images – souvenons-nous, les noces, la pièce de tissu neuf, le vin nouveau – sont immédiatement mises en mouvement et passent dans la réalité en vie sauvée. La Parole fait ce qu’elle dit. Jésus se révèle Fils, Messie, Christ en paroles et en actes. Comment aujourd’hui ?
La vie jaillit de la bouche et des mains,
La foi passe par la bouche et les mains,
Et c’est en chemin !
