L’heure de la moisson !
Longue marche de Jésus et multiples guérisons. Il ne s’attarde pas en diatribes et laisse courir les mécontents ou inquiets de voir les miracles qu’il opère. Alors de cette page d’évangile en ce début d’été, ne retenons qu’une phrase, sans pour autant la sortir de son contexte :
« Priez le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson !«
De quelle moisson Jésus parle-t-il ?
À bien méditer ce passage de la vie du Christ avec ses disciples et les foules, nous ne pouvons qu’être touchés par le déplacement qu’il oblige ses disciples et la foule à vivre, nous à comprendre.
De la guérison d’un muet à l’enseignement tous azimuts, de la proclamation de la Bonne Nouvelle à la guérison de toute maladie et de toute infirmité, tout suggère que la moisson est bien le salut de tous les hommes. Question majeure. Le Salut. Question qui en voit surgir une deuxième, au regard de ce qui se passe : salut pour tous.
Pour tous ? Oui !
Le salut est offert à tous ceux qui s’approchent de Jésus pour entendre, pour voir, pour le toucher et être guéris. Pas d’emblée avec foi ou conviction, souvent par curiosité, par la force des foules qui se déplacent, par la faim et la soif d’une vie meilleure. En fait Jésus sait lui pourquoi … parce que tous sont comme des brebis sans berger.
Alors la moisson les concerne tous et ce tous s’étend à tous, à travers le temps et l’espace.
Jésus moissonne ; c’est le salut, d’un côté le grain, de l’autre la paille, d’un côté l’amour, de l’autre le mal et la souffrance. Le bon grain est moissonné pour le Pain du Royaume. Tous moissonnés, tous moissonneurs, Dieu seul juge et sépare le bon grain de l’ivraie, en chacun.
Alors oui, la moisson nous concerne tous et pas seulement pour être moissonnés, mais aussi pour moissonner, car aujourd’hui, l’Esprit est donné pour poursuivre son chemin de salut.
Ouvriers de la moisson, ouvriers appelés,
ouvriers brûlés au feu de son amour,
nous le sommes tous,
parce que tous approchés, guéris, sauvés, aimés !
À chacun de répondre !
