L’heure de la louange !
L’évangile du jour est tellement bref, qu’il vaut la peine de le lire, le relire en entier : Un joyau de louange, celle de Jésus qui s’adresse au Père et qui coupe l’heure des reproches qu’il faisait aux récalcitrants.
Sa prière est louange au Dieu du ciel et de la terre qui dévoile sa Bonté, elle nous est partagée sans réserve.
Tu l’as voulu ainsi dans ta bonté !« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m’a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Dieu caché n’a d’autre désir que de se révéler, de se découvrir, de se donner à tous ceux qui le désirent, l’attendent, le cherchent. Une seule condition : être tout-petit. Comment vivons-nous cette révélation si pure et ce don si « total » du Fils ?
Oui, une seule condition qui est en fait une révolution, une heureuse révolution : devenir ce que nous sommes, sans prétention, sans amertume, sans rivalité… Comment courir sur ce chemin ? Qu’est-ce qui nous encombre pour n’être que réceptacles vibrants de la louange du Fils ? Réceptacles y apportant résonances, échos de nos cœurs, des cœurs des femmes, des hommes, des enfants d’aujourd’hui ?
Jésus n’a qu’un désir : que sa prière du louange de Fils, qui seul connaît le Père, coule en nous ; fasse de notre vie un chant. Son désir ardent ? Que notre vie chante la bonté de Dieu, et la chantant, la donne !
La bonté de Dieu est l’inouï de son amour. Il se révèle sur le Visage du Bien-Aimé, mais aussi sur le visage de tous ceux qui l’accueillent, qui le désirent et le reflètent.
Heure de la Louange en trois temps : Plonger, respirer, souffler !
Plonger en Dieu,
respirer sa louange, souffler sa bonté !
Bon exercice, matin, midi et soir !
