Un autre rivage !
Fameux coup de filet pour la fin des temps ! Jésus promet que le filet lancé sera non seulement plein, mais ramassé tout entier et trié sur le rivage en séparant le bon de ce qui ne vaut rien. Et ce qui ne vaut rien sera jeté, le bon ramassé dans des paniers.
Prenons le temps de visualiser la pêche et l’après pêche pour méditer cette nouvelle évocation du royaume… peut-être de profiter d’un instant de pêche. Le coup de filet nous revient… Sur le rivage, le tri.
Jésus poursuit son récit sans ambiguïté, le filet est entre de bonnes mains, autre le pêcheur, autre le trieur !
« Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Avez-vous compris cela ? – Oui » lui répondent-ils. » Leçon claire pour des pêcheurs pro.
Double ou triple consolations à l’écoute méditée de la Parole :
les méchants seront séparés des justes, à la fin du monde,
chacun a le temps de devenir justes,
dès aujourd’hui, le tri de la pêche se dessine… rien de notre vie n’est perdu pour Dieu.
Alors, pourquoi regarder la vie des autres voire la scruter et ne pas plutôt plonger dans la patience indéfectible de Dieu ? Comment accueillir son Esprit qui travaille à l’intérieur du filet, à l’intérieur de chacun de nous ? Il transforme, transfigure, sauve ce qui ne vaut rien en ce qui est bon, car oui Sur le rivage, Jésus veille et prépare le festin, « n’ayez plus peur ! »
Mais Jésus surprend encore par la conclusion. Que veut-il bien dire ? « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »
La miséricorde infinie de Dieu n’a pas fini de surprendre, d’émerveiller : Dieu prend tout, et de ce tout qui peut ne rien valoir du tout à nos yeux, il en fait le trésor du Royaume, il tire du neuf et de l’ancien et appelle tout scribe à devenir disciple. Un autre rivage…
Le Père, le Pêcheur du monde,
En un seul coup de filet, et
sur le rivage, les braises de Résurrection !
