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Embauche !

Un nouvel épisode d’embauche qui laisse a priori sceptiques et pleins d’interrogations. Portons donc toute notre attention en ces décennies de chômage…

Embauchés au petit jour,
embauchés vers neuf heures,
Embauchés vers midi,
embauchés vers trois heures,
embauchés vers cinq heures,
les ouvriers de la vigne ont travaillé le temps d’embauche, sur la parole d’embauche, le travail d’embauche. Que représente pour nous ce temps d’embauche, en société, dans l’Eglise, en famille encore ?

Le soir vient, et le salaire tombe. Transposons au clic pour voir le compte en banque qui grossit à chaque salaire et fond illico …
Une pièce d’argent tombe dans la main sale des ouvriers de la dernière heure,
une pièce d’argent tombe dans la main encore plus sale de ceux de l’avant dernière-heure,
Une pièce d’argent tombe dans la main toujours plus sale de ceux de deuxième heure,
Une pièce d’argent tombe dans la main des plus sales de l’ouvrier de la première heure… et qui se crispe sur le salaire.

Une pièce qui tombe sur leur cœur, leur pensée et qui résonne comme un coup de cymbale retentissante, au son plus ou moins joyeux. Quel est ce maître qui paie autant celui qui n’a fait que la fin de journée en passant, et celui qui a supporté tout le poids du jour ? Scandaleux ! Injuste et fou encore. Comment entendre ces inégalités aujourd’hui ?

Injustice ? Non ! : Au départ, le salaire était bien indiqué pour les premiers embauchés, après plus personne n’en a parlé. Promesse tenue, pour travail accompli. Rien à dire.

Scandale ? Oui ! : la bonté de ce Maître de la vigne est bien scandaleuse, mais cordialement scandaleuse, justement scandaleuse, parce que divinement scandaleuse et finalement encore aujourd’hui scandaleuse.

Allons plus loin… Le salaire de notre salut, c’est la vie du Fils, crucifié pour tous les hommes, sans aucun travail, sans mérite de notre part, ouvriers de la première heure comme de la dernière, nous recevons au creux de nos mains sales – très sales, encore plus sales, des plus sales, le don gratuit de l’amour de Dieu. Alors que devons-nous pour ce salut ?

Son trésor, son Unique pièce d’argent, il la dépose là, dans nos mains sales qui n’ont qu’à s’ouvrir pour la recevoir et la faire fructifier. Comment nos mains seront-elles disponibles non pour gagner notre salut, mais l’accueillir et le faire fructifier ?

pour écouter le billet https://www.benedictines-ste-bathilde.fr/wp-content/uploads/2026/08/embauche2026.mp3