Raisin de paix !
En cette fête de St François, huitième centenaire de sa mort, une nouvelle parabole, celle des vignerons homicides, aux raisons amères, ceux de la colère. Sans trop forcer, tout pousse à chercher une échappatoire, à botter en touche… Le passage de la lettre de saint Paul, lue en continue semble croiser notre chemin au pressoir de l’espérance, dégagement sérieux et non fuite… Saint François nous grandit alors.
Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l’action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, gardera votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus.
Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous
Un homme a bien incarné ces paroles de Paul, s’appuyant sur l’amour du Christ. Nos vignerons auraient oublier que Dieu pourvoie ? Et nous ?
Auraient-ils désappris les dix paroles de vie, à commencer par « tu ne tueras pas, tu ne voleras pas » ? Et nous ?
Auraient-ils été aveuglés par l’argent, un bien grossi à la loupe par la volonté de puissance pour devenir plus important que le frère ? Et nous ?
Un homme a eu l’audace de choisir la nudité, la pauvreté, la radicalité de l’amour. Il a tout quitté, mère, père, richesses, amis, sur une parole. Devenue Roc de sa Vie pour que le monde ait la vie.
Quelques remèdes à l’ivresse de la toute-puissance, à l’ivresse meurtrière de l’avoir aveugle pour la bonne ivresse du vin doux de l’Esprit, du raisin de la paix : l’action de grâce, le cœur doux et humble, la remise de soi au Créateur, la mise en pratique de la Parole, le contentement en tout dans la simplicité du cœur et la sobriété et le partage. Cette mise en commun y compris du minimum sans acception de personne signe la folie de l’amour.
Contre de tels remèdes, pas de crainte, pas de peur : l’Esprit donne force et lumière pour oser la paix que seule une fraternité de pauvres, de mendiants, de pécheurs pardonnés et en désir de réconciliation pourra fait advenir. Ne nous trompons pas d’amis … le Pape les a bénis.
Le Vin de l’Alliance nouvelle et éternelle coule,
de la Croix, pressoir du salut,
tous invités, pour devenir raisins de paix !
