Le doigt de Dieu !
Les gestes de Jésus posent question et suscitent même une certaine violence. Et Jésus laisse reposer la crise pour élever la révélation.
» Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. » dit Jésus.
Le doigt de Dieu, doigt de la création, doigt de la puissance aimante, doigt de l’œuvre en chemin : doigt invisible mais présent.
Le doigt de Dieu travaille pour nous, il façonne le cœur de l’homme et le fait participer à la vie de Dieu en dessinant dans nos cœurs l’image du Fils.
Mais Jésus pointe son doigt sur une réalité encore plus profonde, il prolonge le doigt de Dieu, le doigt du Père : le sens de sa venue, de sa mission : faire advenir le Règne, apporter la paix.
Alors le doigt de Dieu se tourne vers celui qui parle, Jésus et le révèle comme la puissance de chasser les démons,
Le doigt de Dieu rend la parole à un muet. L’Evangile de Luc passe sans transition de l’enseignement sur la prière, le « Notre Père« , avec l’exhortation à « chercher, demander, frapper » au récit d’une guérison.
La guérison d’un mal physique est interprétée comme la victoire contre le mal, illustration de l’enseignement, Parole qui fait ce qu’elle dit : cela peut nous déranger, nous déplacer. Nous ne sommes habitués à penser ainsi, à voir de tel miracle… Mais laissons-nous conduire plus loin qu’à la surface de l’exceptionnel.
Le doigt de Dieu nous touche pour nous sauver !
N’ayons pas peur d’être touchés par le doigt de Jésus, il est le doigt de Dieu, Il est la force de l’Esprit, Il est l’Evangile proclamé, Bonne Nouvelle semée, Il est l’amour du cœur de notre Dieu !
Montrer du doigt, c’est impoli,
être montré du doigt, c’est déplaisant,
regarder le doigt de Dieu sauve !
