Heureuse brebis !
Pas question de calcul juste, mais de joie imprenable, aujourd’hui, en route pour une recherche active de ce que nous avons perdu… Et une question au départ : pourquoi écoutons-nous Jésus ? En scribes et pharisiens ? En brebis perdues ?
Que dit donc Jésus, racontant une nouvelle parabole à l’adresse de ceux qui sont venus l’écouter sans doute plus pour le piéger que pour accueillir l’appel à être heureux.
« Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
La parabole du jour, à double face, l’une masculine, l’autre féminine, ne peut nous laisser insensibles d’autant qu’elle suppose un comparatif bien étranger à l’Évangile. Un plus ?
Jésus s’adresse à ceux qui le contestent et le provoquent : un a une brebis sur 100 qui s’égare, que fait-il ? Pour sûr, il laisse tout le troupeau, soit les 99 autres brebis et part à la recherche de La brebis perdue. La suite nous est tellement connue que nous pouvons souvent en oublier la force, humble et cachée.
Le berger la retrouve, il la prend sur ses épaules et la ramène au troupeau, alors sa joie éclate et il invite tous ses amis, ses voisins pour une belle fête. Voilà l’égarée sur les épaules, perchée, bien en vue, prise en charge, choyée… la perdue devient la préférée car la retrouvée. Grincements de dents pour certains et nous ?
Première conclusion : « C’est ainsi qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit plus que pour les quatre-vingt dix neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » Comment entendons-nous déjà ces paroles audacieuses, risquées et même scandaleuses ?
Mais la parabole ne s’arrête pas là : Jésus se tourne vers le dedans, à l’intérieur de la maison, lieu des femmes. Là aussi, on peut se perdre si facilement… mais où tout se retrouve aussi : rien de perdu. La scène est bien vue : une femme cherche partout un petit quelque chose, jusque dans son sac à main, sans doute. Et voilà qu’elle aussi se réjouit et invite ses amies et ses voisines. Autre joie, plus ténue, moins spectaculaire, plus quotidienne…
Jésus raccourcit la conclusion, comme pour aller au plus vite, à l’essentiel, alors le comparatif disparaît : « Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
Un seul ! Serions-nous celui-là ?
Aujourd’hui laissons-nous chercher comme cet unique,
là où nous sommes, tels que nous sommes : joie de Dieu !
