Deux aussitôt ?
De bond en rebond, la Bonne Nouvelle file et semble fuir toute volonté de la saisir…. Jésus, insaisissable est comme brûlé par l’urgence.
« aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm
Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
« Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade.
Bien avant l’aube, Jésus se leva… »
Le temps urge encore ce matin, sans pour autant se précipiter ou donner du stress. La Bonne Nouvelle rebondit d’un cœur rencontré à l’autre : ici une fièvre, un malade, un aveugle, un estropié, un boiteux, un paralytique, un homme possédé, toutes sortes de malades… aussitôt, sans tarder, tous accourent ou sont conduits à Jésus et le laissent faire.
Car oui, Jésus marche au-devant de toute fièvre, Jésus marche au-devant de nous ce matin. Quelque soit notre maladie, déclarée ou non, visible ou non… Jésus sort avant le lever du jour pour nous, ce matin.
A nous qui vivons à la hâte, la mauvaise hâte, il demande de prendre un peu de temps… pour l’essentiel, ce cœur à cœur qui fait de nous des fils, des vivants, des gens qui espèrent.
Jésus marche vers ce face à face, il vient là, là où la fièvre gagne, isole, met au lit, enferme.
Il est là, sortant dès avant l’aube pour prier, dans un cœur à cœur unique qui nous fera sortir à sa rencontre, le chercher, nous étonner, lui demander pourquoi et finalement nous faire sortir du lit de notre misère, pas forcément du lit !
Laisse-moi faire ! mais il ne peut rien sans nous…
Bien avant l’aube, il se retire pour prier et par ce retrait nous sort de nous…
Bien avant l’aube, il tend la main pour nous toucher,
Bien avant l’aube, tout nous est donné pour retrouver le goût de vivre,
Bien avant l’aube, où sommes-nous ?
Quel nouveau bond, aussitôt ?
