Egarement !
Nouvelle rencontre pour Jésus : des sadducéens viennent pour le questionner sur une question qui fait débat : la résurrection des morts.
» N’êtes-vous pas dans l’erreur, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?«
La nouvelle traduction de la liturgie change un mot et fait dire à Jésus : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?«
De l’erreur à l’égarement, pour Jésus, c’est tout de même un nouveau conflit en chemin : cette fois, il est confronté par des spécialistes sur un point particulier qui fait rupture et conflit au sein même du peuple de Dieu. Ces Sadducéens présentent un cas extrême pour poser leur question fondamentale : Ils mettent en scène une femme qui épouse successivement 7 frères sans laisser de descendance et posent la question avec une sorte d’ironie palpable tellement le cas est gros : « A la résurrection de qui sera-t-elle la femme ? » Sept frères, sept maris… et surtout pas de descendance. Alors la résurrection ?
L’exemple pris n’est pas une question de vie, de foi, de vérité, mais bien un piège que Jésus lève avec aisance et pédagogie : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer ? » Il n’affirme rien, il pose une question. Et semble chercher avec eux, pour eux la source de ce mouvement d’égarement, pour l’éclairer dans un premier temps.
Et de nommer deux sources d’égarement : la méconnaissance des Écritures, et la méconnaissance de la puissance de Dieu.
Jésus part, lui, de la connaissance des Écritures et de la puissance de Dieu et révèle qui est Dieu : Dieu des vivants et non des morts. Il va droit à l’essentiel sans détour, sans égarement. Il laisse faire le chemin à tous ceux qui l’écoutent à partir de ce qu’il dit. Le Buisson ardent parle une nouvelle fois par la bouche de Jésus. Il illumine la nuit… longue nuit des Origines, longue nuit pascale, longue nuit sur le monde. Le buisson arde. Comment l’accueillons-nous en Jésus aujourd’hui ?
Déchaussons-nous de notre ignorance des Écritures. Laissons-nous revêtir de la puissance de Dieu jour après jour… pour enfiler les sandales de la paix qui annoncent la bonne Nouvelle ! Le marathon de l’amour en Ressuscités avec le Dieu des Vivants est lancé. Nos noms sont inscrits…
« Moi, Je suis le Dieu des vivants ! »
Qui me suit ne mourra pas, il aura le fruit de la vie !
