Encore une guérison !
Jésus continue sa mission d’Envoyé du Père par des rencontres qui se multiplient et parlent d’elles-mêmes. Ce paralysé de la piscine de Bethzatha nous apparaît bien chanceux.
« Lève- toi, prends ton brancard et marche ! »
Voilà bien une guérison qui laisse perplexe comme toutes ces guérisons qui surprennent alors qu’on en attendrait tant d’autres qui ne viennent pas. Pourquoi donc cette guérison ?
Comment accueillir de telles paroles qui déchirent sans aller trop vite au sens spirituel comme pour se rassurer que Dieu est là, qu’il n’est pas impuissant ?
Jésus passe son chemin, disent les Évangiles, en faisant le bien : il fait parler les muets, entendre les sourds, marcher les boiteux. La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Tous saisissent qu’il accomplit les signes messianiques. Tous ? Pas vraiment, il faudra la lumière de Pâques et de Pentecôte pour que l’on fasse mémoire. Et nous que comprenons-nous ? Que croyons-nous ? En chercheurs cherchés, quel désir profond de guérison ?
Mémoire qui met debout ! Tout s’articule dans le récit autour d’un mot qui disparaît comme la paralysie ! « Lève-toi ! »
Mot ou plutôt cri de la Résurrection. Tout se joue dans la reconnaissance du Vivant qui agit. Sur le moment, personne ne l’a compris, mais le paralysé a cru. Et il se met à vivre, à vivre debout, en vivant ! En chercheurs cherchés, quel mot nous touche ?
Alors, aujourd’hui ? Comment cet « aussitôt » clame « » lève-toi ! «
Une réponse ouverte par le psaume 114 qui murmure « j’aime le Seigneur, il entend le cri de ma prière, il incline vers moi son oreille . » En chercheurs cherchés, quelle parole nous habite et fait vivre debout ?
Parce que notre volonté de guérir fait violence à la Vie, il nous est bon d’accueillir ce « va et vient constant » d’une parole à l’autre qui fait se lever et aller de l’avant. Chercheurs cherchés, debout, le brancard du doute sous le bras ?
Quel brancard à brandir ensemble ?
Quel brancard porté et témoin du désir profond ?
