Halte bénédictine !
La fête de saint Benoît reste un peu cachée en ces jours, Carême, guerre, élections… rien de favorise cette pause et pourtant, une halte bienfaisante nous est donnée. La liturgie célèbre l’entrée dans la Vie du Père des moines. Elle honore la sainteté de Dieu, dans la vie d’un homme qui a su s’arrêter pour mettre au centre de sa vie, de celle des ses frères, le Christ vivant ressuscité.
Benoît commence la Règle par un mot qui nous est cher : Écoute ! Inutile d’y ajouter quoi que ce soit… Écoutons !
Pour une bonne écoute, une écoute de l’amour, Benoît donne un cadre de vie aux moines et le décrit simplement : ils vivent ensemble, dans un monastère et combattent sous une Règle et un abbé . Tel est bien le cadre de vie d’une communauté monastique, cadre qui permet de mettre au centre le combat de l’amour. Le Christ anime alors toute la vie dans ses moindres détails. Heureux chemin sous le regard de Dieu !
Ce combat de l’amour n’est pas propre à la vie monastique, mais nous en faisons « profession » et tenons ferme que Dieu est Amour… essayant de le manifester dans et par notre vie, au quotidien.
Profession du service du Seigneur, celui du combat contre les tentations du corps, des pensées. Le Christ nous appelle tous à vivre son combat de passion d’amour… tous appelés, tous en chemin. Sa mort pour nous sauver déchire le rideau du temple, ce voile entre terre et ciel… comment le Manifestons-nous et vivons-nous de sa présence, lui qui est vivant, ici et maintenant ?
Interrogeons-nous en vérité : Quel est notre combat, le lieu de notre lutte avec l’Ange ? Combat de la fidélité, combat de l’amour, amour de Dieu, amour du prochain, amour de soi ? Combat dans la prière ?
Nous marchons en Église, en communion les uns avec les autres, comment le manifestons-nous ? N’ayons pas peur, nous trouverons sans doute un élan nouveau dans cette halte de douceur et de confiance : tu parviendras !
Nous marchons seuls aussi, chacun et chacune de nous, nous découvrons la solitude existentielle dans le combat quotidien. N’ayons pas peur, le Fils de Dieu nous rejoint au plus intime de notre cœur, là où il désire établir sa demeure !
Écoute, Quelqu’un frappe !
« Je suis » est à visage découvert, dans la sœur, le frère !
Chercheurs cherchés, femmes, hommes de quel désir ?
