Heureux !
Premier jour du mois de février, dimanche qui offre un message presque provocateur au regard des nouvelles internationales. Comment, comme chrétiens, pouvons-nous entendre et offrir ce message aujourd’hui ? Que fait Jésus au bord du lac ? « A la vue des foules, Jésus monta dans la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Et prenant la parole, il les enseignait. »
Jésus marche, les foules accourent ; il monte sur la montagne, les foules s’approchent. La Bonne Nouvelle met en route, c’est sûr. Avant même de savoir qui il était, les foules pressentent qu’elles sont rejointes et reconnues. Quelqu’un est là pour elles, pour chacun de ceux qui la forment. Alors pour nous ? Sommes-nous comme ces foules ? Depuis la course du Matin de Pâque, rien n’est plus pareil et qui le sait ?
La Bonne Nouvelle parcourt le monde ; d’un bout de la terre à l’autre, elle fait se lever des hommes et des femmes empressés de porter l’heureux message du salut à tous, d’abord à ceux qui l’attendent : les pauvres, les opprimés, les affamés. Pourquoi tant de haine ? Comment des bonds de béatitudes au fond des vallées de la peur et des larmes et rien au sommet des montagnes sans danger ?
Où puiser cette énergie ? Où nous abreuver ? Où nous recevoir porteurs de ce message pascal ? Où ? Ne reculons pas devant tant de cœurs fermés, parfois le nôtre, à l’image des nos églises… le Puits de la vie coule en abondance et le message de Jésus porte sa semence de vie.
Jésus s’assit et les enseignait !
Le cœur du message, tellement bouleversant, cet appel au bonheur, presque insolent et parfois indicible, ne peut se recevoir, s’entendre, se boire et faire son chemin, qu’assis, en recul, en passivité, en retrait, voire dans le silence du désert. Ce dimanche, prendrons-nous le large pour nous asseoir à la margelle du puits ?
Dieu fait quand nous ne faisons rien. Bond de foi passive, très active… Dieu répare, sculpte , écrit, peint, creuse et remplit, se donne en plénitude, quand nous nous reposons en lui, sur lui, avec lui. Dieu nous façonne à sa mode, heureux.
Ce silence et ce repos en Dieu, de Dieu, septième jour qui par la résurrection devient huitième jour, ne sont pas un petit plus, c’est le cœur même de la sainteté, Pur don gratuit, travail de Dieu, travail de résurrection, bond d’amour fou.
Bienheureuse étincelle jetée en ce premier jour de février, temps d’un enseignement lancé comme grain au vent pour porter fruit, fruit de bonheur en nos terres labourées. Un grain, juste un grain de bonheur à chacun confié… comment le recevoir en justesse de cœur retourné ?
Secret d’amour, du Cœur vibrant de nos vies…
Grain jeté avec amour en nos cœurs pour la vie…
Bonheur promis à tous, par le Fils de Dieu
Vrai jardinier de nos paradis, à ses yeux si précieux !
