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Joie ?

Oui, une joie unique est annoncée : celle de l’enfantement, écoutons bien.

« Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie ! »
Jésus prépare ses disciples à son départ, il le fait sans ménagement, mais avec un grand réalisme : la douleur, l’angoisse même, sera celle que connaît une femme qui enfante.

Ne passons pas trop vite sur cette comparaison ! Quelle profonde humanité et quelle connaissance de la vie en quelques mots ! Jésus, le Fils de Dieu, au moment d’être arrêté, de souffrir sa Passion, pressentant la mort, vibre pour les siens et les voient, eux dans leur souffrance comme une femme qui enfante. Sa mort est comme un enfantement.

Il va souffrir pour ses amis comme une femme qui enfante et eux à leur tour connaîtront ces douleurs d’engendrement. Jésus semble bien familier à cette réalité tout à fait féminine !

Ils ne peuvent comprendre sur le champ, mais Jean après la Pentecôte saura méditer ces événements et y introduire et nous y introduire.

Entre l’Ascension et la Pentecôte, neuf jours pour nous laisser engendrer de nouveau, pour quitter notre robe de tristesse et revêtir l’homme nouveau, le Christ par l’engendrement de l’Esprit. Neuf jours pas un de trop pour nous laisser saisir par la vie nouvelle que le ciel qui s’est déchiré donne. « Ce rideau, c’est sa chair. » (Hb 10)

Préparons notre coœur à la joie de l’Esprit, et même à l’ivresse de l’Esprit, de manière sobre et simple, comme une femme attend l’heure de la délivrance et prépare le premier vêtement pour son enfant à naître.

Et si dans tout ce que nous disons, dans tout ce que nous faisons, nous considérons la dignité de Celui qui demeure en nous, alors, la joie naîtra vraiment en nous et autour de nous. Avec tous les chrétiens, invoquons l’Esprit de sainteté pour que cette Pentecôte soit Pentecôte pour tous, don de l’Esprit de paix, d’unité.

Viens Esprit Créateur,
verse ta grâce,
dans les cœurs que tu as créés !