L’heure du rejet !
Jour de contraste. Nous retrouvons les pharisiens qui sortent de la synagogue avec le désir de faire périr Jésus. Oui, contraste saisissant entre leur volonté de perdre Jésus, « le faire périr » dit le français et la volonté du Père annoncée par la prophétie d’Isaïe ; « voici mon Bien-aimé qu’il m’a plu de choisir« .
Reprenons les mots de l’Evangile : « Les pharisiens se réunirent contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, quitta cet endroit ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
Mais Jésus leur défendit vivement de le faire connaître. Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : « Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui j’ai mis toute ma joie.«
Rejet d’un côté jusqu’à la mort, rejet calculé, rejet médité, rejet qui semble faire l’unanimité.
élection de l’autre, choix par pur amour, source de toute joie.
Ce simple rapprochement de mots fait choc. Jésus suscite chez les uns le rejet jusqu’au désir de le faire périr, alors que chez les autres, les petits, les malades, les écoutants, l’espérance qui vient du Père : « En son nom les nations mettront leur espérance. »
Saint Matthieu décrit simplement les faits. Eux parlent d’eux-mêmes. Au regard de la vie du monde d’aujourd’hui, qu’entendons-nous ? Pas simplement, un regard sur le passé, aussi instructif soit-il ? Comment recevons-nous ce choc des faits ?
Choc de la violence contre la douceur qui fait jaillir une étincelle d’espérance,
Choc de la peur de l’autre contre l’accueil du serviteur qui fait jaillir une étincelle de guérison,
Choc du complot contre l’envoi qui fait se propager la bonne nouvelle du salut ?
Choc de la mort contre la vie qui annonce la Passion et la Résurrection du Fils bien-aimé !
Accueillons, recueillons cette étincelle d’espérance, cette étincelle de guérison, cette étincelle de bonne nouvelle, cette étincelle de vie éternelle qui suffit pour éclairer notre chemin d’aujourd’hui, pour éclairer les nations qui marchent à l’ombre de la mort, à condition de l’accueillir dans un coeur doux et humble, coeur de tout petit.
La lumière luit dans les ténèbres. L’heure du rejet ? Accueillir la Lumière qui vient luire dans nos ténèbres et faire de nous une lumière au coeur du monde. Oui, pour de vrai, cette étincelle de lumière, de pur amour, c’est en nous que Dieu la met, c’est nous aujourd’hui sa joie : « Vous êtes la lumière du monde !« . Coeur ouvert à l’amour de Dieu…
Le monde est en feu,
soyons étincelles d’espérance et de douceur !
