Notre Dame du Rosaire ?
Et oui, ce 7 octobre, une fête un peu plus en vue cette année, puisque le Pape nous a tous invités à entendre la demande de Marie à Bernadette, de prier, de faire pénitence, de répondre aux appels de son Fils… Un engagement concret pour ce mois afin que le monde ait la vie et que tout homme soit respecté dans sa dignité humaine de la conception à l’ultime Rencontre. Alors que ferons-nous en ce jour ? Avec qui le vivrons-nous ?
Un cadeau ces paroles de l’ange Gabriel.
« Je te salue, comblée de grâces !
L’Esprit saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’enfant qui va naître sera saint et il sera appelé Fils de Dieu. »
Alors l’ange la quitta. »
Une salutation tout à fait inouïe ouvre la page. Une annonciation pour le moins totalement impossible à la pensée des hommes, au cœur de la page et un envoi des plus austères en fin de page…
Voilà le Mystère de Dieu qui prend chair en une femme, choisie et sauvée par avance. En ces quelques mots, le cœur de Dieu se dévoile, le dessein de son amour est en route.
Oui, voilà le Mystère écrit en quelques lignes sous nos yeux, dans nos cœurs, livré pour toujours à l’humanité illettrée, au cœur si endurci, lent à croire et pourtant blessé d’amour… « La Parole se fait chair » pour que notre chair devienne Parole et donc amour répandu. Comment nos paroles sont-elles habitées par la Parole ? Comment Marie nous apprend-elle à lire et à nous laisser lire par la Parole ?
La fête d’aujourd’hui condense tout le Mystère en un mot. Il remplit le cœur, la vie, l’histoire de l’humanité, parce que ce mot a rempli le cœur, la vie, l’histoire de Marie, par pur amour de Dieu… Oui de Dieu à l’amour, oui de Marie à Dieu.
Et ce « Oui » n’a pas fini de saluer, d’annoncer, d’envoyer. Ce mot poursuit son chemin d’un bout du monde à l’autre, rebondissant de cœur en cœur, de vie en vie, de consentement joyeux en renoncement douloureux, d’engagement radical en don total, de vie livrée en vie arrachée. De cœur et corps meurtris à cœur et corps honorés, réparés, sauvés.
Ce « oui » inscrit l’impossible de Dieu dans nos vies, en le déposant délicatement, tendrement… Dieu frappe et s’invite, « Je te salue« . Sur chacun, il offre l’ombre de l’Esprit, Maître de l’Impossible amour, vie éternelle… il suffit d’être à découvert, nu, mendiant de cœur, humainement pauvre.
Tout le Mystère conduit en ce lieu d’intériorité en nous que Dieu seul connaît. Il veut nous embarquer là parce que c’est là qu’il est et c’est là qu’il nous salue, c’est là le lieu de l’annonce, le lieu de tous les possibles. Quel chemin emprunter ? Celui du pèlerin de la grotte de Massabielle. Il s’éclairera au pas à pas de nos « oui« , accompagnés de Marie et de tous les saints d’aujourd’hui, lampe à la main, dans la nuit du monde.
Dieu veut donner chair à l’impossible, dans nos petits possibles, nos petits oui, nos petites victoires. Comment nous porter en chemin ?
Rien n’est impossible ni petit pour Dieu !
Offrons-nous inlassablement à la joie du pèlerin ,
sûrs que nos petits oui sont de Dieu !
