Où ?
Sainte Geneviève pour le diocèse de Nanterre et, pour rester dans la foulée du Baptiste, regardons du côté des premières rencontres au bord du lac. « Jésus allait et venait «
Jean crie à tous ceux qui passent « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Il interpelle ainsi tous ceux qui le suivent, qui l’écoutent… Des disciples sont là, et ne désirent pas en rester là. Ils attendent plus, même si cette parole de Jean semble bien mystérieuse. Oui, elle les met en route, au moins deux d’entre eux qui prennent la foulée de l’Agneau.
Et où en sommes-nous de la foulée ?
Avec Sainte Geneviève ? Comment sa vie soutient-elle les nôtres et nous donne-t-elle autant d’inventivité et de sens des autres ?
« Étrangère au monde, aimée de son peuple, consacrée toute entière au Christ, telle vécut Geneviève ; aussi le Seigneur l’a-t-il reçue au festin de son Royaume. » Antienne chantée à l’Office du matin et qui donne bien une lumière particulière à ce jour où il est beaucoup question de l’Esprit. Ce même Esprit qui anime et fait parler le Baptiste.
Esprit comme signe,
signe de l’amour de Dieu,
signe de la présence de Dieu,
signe de la reconnaissance,
signe de la demeure de Dieu !
Esprit comme sceau : « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »
Rapprochement qui nous interroge aujourd’hui :
Avec qui marchons-nous ? Qui cherchons-nous ? Sur quoi, sur qui notre regard se pose-t-il ? Que partageons-nous ?
Oui, seul, nous risquons de nous perdre dans les méandres du monde, de notre monde intérieur bien en désordre, peu éclairé, enfouissant mille trésors dérobés, inutiles, encombrants…
Pourquoi ne pas chercher un frère, une sœur de foulée du Baptiste, de foulée de Geneviève, pour chercher Jésus, le voir en chemin et l’annoncer comme Bonne Nouvelle ?
L’Enfant de la crèche fait signe, une étoile se lève pour nous au lointain, pour nous, pour chacun de nous… Un simple dialogue intérieur peut nous mettre en route, comme les mages, comme les disciples : « Où es-tu ? » dit Dieu à Adam, caché tout nu, nu de peur et de honte, derrière son buisson… et Elie entend, de son côté à l’Horeb : « Pourquoi es-tu là ? » Tous les jeunes venus d’Europe ont brûlé de désir plus fort que la peur… et ont pu repartir fortifiés, habités… : « Nul ne va au Père sans passer par moi. »
Allons, en route, où ?
Vers la crèche, car « Je veux voir Dieu ! »
Préparons l’or, l’encens et la myrrhe…
