Paix à cette maison !
Toujours en chemin Jésus donne son enseignement et le rend toujours plus clair. Un bond de compréhension pour un bond d’engagement : écoutons bien suite au premier envoi en mission. Il inaugure une collaboration qui jamais ne s’arrêtera… et il enseigne un savoir être, un savoir faire.
« Là où vous entrerez dites : Paix à cette maison ! »
La foi apparaît comme semence de paix, aujourd’hui. Plus qu’une urgence pour notre aujourd’hui. Plus qu’une tâche, l’Envoi par excellence. L’aurions-nous perdu, oublié, galvaudé ?
Celui qui annonce le royaume commence par donner la paix. Une grande douceur naît de ce récit évangélique. Mais encore une grande espérance, car le disciple n’est pas plus grand que le Maître et lui n’a pas semblé réussir partout…
La douceur a goût de paix : entrer dans une maison, y souhaiter la paix, la fait advenir en celui qui accueille s’il la reçoit et en celui qui la souhaite si elle n’est pas reçue. La douceur n’est pas perdue, pas plus que la paix, mais cherche une bonne terre.
Ainsi, la Parole nous révèle que celui qui croit est lui même apaisé, intérieurement passé au feu de la paix du Fils. Il vit de cette paix donnée au matin de Pâques. « Paix à vous !«
Les disciples ont bien saisi ce mystère du royaume, comme construction de la paix sur terre. Bond d’une vie avec le Christ, bond de ces jours de Passion et de Résurrection.
Leur foi purifiée par la mort et la résurrection de Jésus, les a lancés sur les routes du monde avec pour tout bagage la Paix, le Prince de la Paix vivant en eux, au milieu d’eux. Lui les assure de sa présence agissante qui ne peut être ligotée.
L’Esprit leur murmure sans cesse cette parole de vie : » Paix à vous ! » qui devient alors « Paix à cette maison ! » Passage de l’oreille du cœur à la bouche, pour faire advenir le Royaume.
Comment ne pas espérer que chaque entrée dans une maison, quelle qu’elle soit, puisse devenir source de paix, et signe de foi ? Bond de paix, à semer, à recueillir, à récolter, à partager. Prêts ?
Attention cependant aux courants d’air ! « Ne passez pas de maison en maison ! » Il ne s’agit pas de courir après la paix, mais de la semer, de prendre le temps de la donner, en la vivant concrètement. Oui gare aux girouettes, aux gyrovagues, aux instables, au risque de perdre la paix.
Pas de paix courant d’air,
mais la Paix d’une présence qui demeure :
paix désarmée et désarmante dans la maison de chacun !
