Pentecôte !
Cinquantième jour après Pâques : ces jours qui ne font qu’un ! Il faut bien l’audace de la liturgie qui célèbre la foi, pour affirmer cela et le donner à vivre. Laissons-nous simplement effleurer par le vent mieux LE VENT. Car oui, Le Vent souffle et les portes s’ouvrent… Pour la Vie.
« Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » «
Saint Jean rapporte le don de l’Esprit par Jésus le soir même de sa résurrection : « Le soir du premier jour de la semaine » : Jésus se présente aux disciples apeurés, cachés et même enfermés, toutes portes verrouillées. Il leur apporte, en sa personne de ressuscité, la paix et par son souffle, l’Esprit . Que voyons-nous à lire ces mots ?
Double don que nous ne devons pas laisser filer, en ce jour historique, unique, fondateur encore et qui semble enseveli sous tant de strates de poussières dogmatiques ou de pierres tombales scellées par de fausses traditions pire, des abus.
Rien de tout cela, ce soir de la Résurrection mais au contraire un double don qui se fait don pur, don simple, don de la paix, don vivant car c’est le Christ ressuscité, victorieux de la mort lui-même et don de l’Esprit qui est son souffle vivifiant, son souffle qui pardonne : don inouï qui laisse muets les apôtres et incrédule l’absent.: Thomas.
Au soir du premier jour, une parole soulève le monde : la parole du Fils revenu des enfers qui offre le pardon en donnant son souffle aux témoins choisis, pas plus forts ou meilleurs, mais simplement mis à part pour une mission essentielle : être témoins, vases d’argile portant le parfum précieux de la vie qui est pur amour gratuit.
C’est bien de cet amour devenu amour jusqu’au bout traversé par la mort, pardon dont le monde a besoin. C’est bien de ce souffle que nous devons respirer, vivre. Comment recevoir de l’Esprit la Paix ? Comment être par l’Esprit artisans de paix, de joie, de vie ?
Une parole, au soir du premier jour de la semaine, un souffle et toute la terre est bouleversée à jamais. La paix, le pardon dans un souffle insaisissable traverseront le monde, les temps : Inouï de la Bonne Nouvelle à nous couper le souffle et pour cause… pour nous donner son Souffle. Comment nous rendre capacitaires de ce Souffle ?
Rien à perdre, tout à gagner : souffle court et poussif de l’humain enfermé dans ses peurs, et Souffle puissant de l’Esprit du Ressuscité appelant au pardon ! Ouvrons nos cœurs au Souffle de Dieu et laissons-le dilater plus que nos poumons, notre vie aux dimensions du cœur du Père.
Beaucoup sont à bout de souffle, nous peut-être ?
Viens Esprit de Pentecôte nous surprendre,
Viens, comme au matin de la Création, au soir de Pâques, au matin de la Pentecôte !
Viens aujourd’hui !
