Quelle mesure ?
Long évangile qui semble expliciter l’appel des Béatitudes. Il nous est bon de le relire pour garder ce qui nous parle plus personnellement, pardon, miséricorde, ennemis, amis… Que retenir ? Peut-être qu’une phrase se conjugue avec toutes. :
« C’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »
Quelle mesure ? Une mesure sans mesure. Oui, car cette mesure n’est autre que la mesure du cœur de Dieu.
Quelle mesure ! Un nouvel étalon, pour une nouvelle mesure comme ajustée au cœur de chacun. Alors quelle mesure pour notre cœur rétréci, étroit, replié sur lui-même, en ces jours ? Comment ajuster notre mesure à la mesure du cœur de notre Dieu ? Dieu se penche sur ses humbles serviteurs et travaille notre mesure à la sienne pour que chacun s’adapte, se sente bien, respire bien, grandisse encore. Pas si simple, mais donné dans notre tablier : mesure sans mesure.
Jésus ne cherche pas un scoop, il dit ce qu’il vit, ce qu’il est : Il est cette mesure sans mesure de l’amour, du pardon, du non-jugement, du don. Il dit ce qu’il est et le disant le donne, le donne à la mesure de son cœur : cœur transpercé d’où coulent des fleuves de vie. Comment accueillir ?
Si nous l’écoutons, si nous le contemplons, si nous désirons le suivre, ce n’est pas parce qu’il serait un modèle pour nous, mais parce qu’il vit en nous, lui qui s’est livré pour nous. Il est là à demeurer au fond de tout être et à faire de tout être un être participant de sa vie. Sa mesure travaille au-dedans de nous et devient peu à peu mesure à la mesure de notre cœur, à la mesure de notre monde et de ses besoins d’amour.
Du sur mesures ! C’est tout l’art de Dieu.
A nous de donner les nôtres,
Il en fera une vie à sa mesure,
Quelle joie sans mesure !
