Règne de Dieu !
Le monde bascule vers des règnes totalitaires, les foules se jettent la tête la première, les yeux aveuglés par des rêves fous et tout prend feu si vite. Or que dit Jésus à ses disciples devant un monde bien agité déjà ?
« A quoi le règne de Dieu est-il comparable ?«
La question de Jésus nous prend de court au saut du lit. Le jour n’est pas encore levé et déjà le règne creuse son chemin, interroge, cherche des ouvriers et surgit comme question urgente. Quelles sont nos premières préoccupations ce mardi ?
Pensées, imagination ou ce qu’il en reste, se mettent en route, dès le saut du lit mais sans doute loin de la pensée du Règne de Dieu. Qu’importe, Dieu s’en arrange et nous surprend car il fait feu de tout bois et règne de tout instant. A savoir ?
En fait, le règne de Dieu saute les montagnes, passe les vallées, enjambe les fossés, traverse les mers, vainc les abîmes, affronte les tempêtes, fait sentier en ligne de crête. Il se fait grain comme levain et pourquoi pas clic ?
La réponse de Jésus nous secoue au saut du lit. Des comparaisons des plus inattendues à élargir à nos inattendus :
Comparable à une graine de moutarde devenu grand arbre sur lequel les oiseaux trouvent refuge.
Comparable à du levain jeté dans la pâte et qui la fait lever.
Ces deux comparaisons ne nous sont guère familières, qu’importe. Une fois encore, Jésus prend des images qui parlent au auditeurs. Elles font signe par la force du contraste, par la puissance de transformation intérieure féconde, par la vie qui s’en dégage. Quels signes pour nous ?
Ce matin, qu’avons-nous à portée de main ? Cherchons bien ! Quelque chose de l’ordre de l’énergie d’un grain de jardinier, du levain de cuisinière. Cherchons ce petit déclic de désir du Règne de Dieu qui nous tenaille au-dedans et prenons le temps de le jeter en notre terre du jour.
Graine, levain, déclic, à laisser travailler
en tous lieux de notre vie quotidienne,
terre du règne de Dieu qui grandit, nous épanouit :
Règne à perte de cœur !
