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Un autre Défenseur !

Sixième dimanche du Temps Pascal, le Feu crépite et ses flammes sont des flammes d’amour… Flammes qui demeurent vives flammes dans les cœurs qui se tournent vers la Source. Vers où, vers qui sommes-nous tournés ce matin ?

La liturgie poursuit sa course et la flamme ardente de la Bonne Nouvelle éclaire d’une lumière particulière Jésus. Il lève le voile pour les disciples : il les fait communier au Mystère de la Trinité en les conduisant à la présence de l’Esprit qu’il présente comme autre Défenseur : « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. Moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : c’est l’Esprit de vérité. »

Chaque mot du discours porte en lui une pépite de lumière. Arrêtons-nous sur l’Esprit de vérité, ou plutôt laissons-nous stopper par lui.

L’Esprit de vérité, qui est-il ? Un autre Défenseur, dit Jésus. Il vient révéler le feu d’amour qu’est Dieu, en introduisant chacun dans le cœur même de Dieu, par le Cœur transpercé du Fils, lui le Premier Défenseur. Mystère que ces deux Défenseurs pour apporter, gagner la Paix.

Nous avons bien besoin de la Paix. Le Christ nous sauve et promet qu’un autre Défenseur qu’il enverra à ceux qui l’aiment nous accompagnera jusque dans le cœur de Dieu et sera un Défenseur pacifique.

Le Défenseur comme le Doigt de Dieu indique la Source de la vie, de l’éternité… Il y a encore plus, la Source qui nous est montrée, donnée. Elle n’appartient à personne et tous, nous en recevons l’être, le mouvement, la vie.
Comme Défenseur, il vient demeurer en nous, si nous nous ouvrons à son souffle, à son passage, à son enseignement, à son audace. « Que devons-nous faire ? » Croire et nous ouvrir, croire et nous laisser creuser, rendre à notre être vrai, celui d’être capacité de Dieu, fils et filles dans le Fils.

Viens en nous, Défenseur des pauvres ! Oui, heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux ! Le cœur de Dieu devient leur demeure, l’amour leur seule espérance : Inouïe promesse de Celui qui ne laisse personne orphelin.

Nous savons-nous assez pauvres pour l’attendre, l’appeler ? Sommes-nous réellement pauvres pour le désirer ? Sommes-nous dans la vérité de notre être pour mesurer notre vraie richesse ?

pour écouter le billet https://www.benedictines-ste-bathilde.fr/wp-content/uploads/2026/05/un-autre-defenseur.mp3