Une bonne, l’autre meilleure !
Ayant demandé, cherché, frappé, avons-nous trouvé sur notre chemin la justice donc parle Jésus ? De quelle justice au juste ?
« Je vous le déclare : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. »
Pour éclairer son propos, Jésus a soin de donner quelques exemples, pour le moins déroutants…
Pour une colère contre son frère : la justice du Christ le met au tribunal.
Pour une insulte envers son frère : la justice du Christ conduit au grand conseil.
Pour une malédiction de son frère : La justice du Christ conduit à la géhenne de feu.
Pas de procès, pas d’appel, aucune excuse et une sévérité d’enfer. Où sont passés nos trois verbes qui semblaient tout permettre ?
Chercheurs cherchés par le désir de la justice divine, prêtons l’oreille de notre cœur pour saisir où nous sommes appelés.
Le moindre souvenir d’un petit quelque chose et en route : si » ton frère a quelque chose contre toi, » : la justice du Christ appelle la réconciliation immédiate. Pas d’hésitation, pas de médiation et surtout l’initiative de qui se rend compte de la tristesse, du chagrin, de la colère du frère, de la sœur… demander pour faire le premier pas, chercher à comprendre et discerner, frapper à la bonne porte avec humanité et humilité pour oser.
Tout désaccord avec un quelconque adversaire : la justice du Christ fait courir en chemin et sauter des ravins. Désir de paix.
Et bouquet final : la justice du Christ demande de payer jusqu’au dernier sou. Ni les premiers, ni seuls en chemin, Jésus nous devance et fait signe.
Etonnante justice que celle née de la Croix !
La justice de la terre est bonne, mais l’autre meilleure : Elle apprend à pardonner aussitôt à ton frère qui a péché contre toi… Où puiser cette justice, sinon dans le cœur du Fils, venu ouvrir ce chemin nouveau, ce chemin radicalement autre, ce chemin de la justice salvatrice ?
Laissons-nous tout simplement emporter par l’Esprit de justice qui murmure en nos vies la voie à emprunter en courant…
Rien de naïf, rien d’aveugle,
mais l’écoute de l’Esprit qui fait toute chose nouvelle
et le désir d’être cherchés en vérité !
